La France fait appel au Maroc pour des masques de protection

La France fait appel au Royaume du Maroc pour se fournir en masques de protection




Alors que le déconfinement débute le 11 mai en France, une note du ministère de l’Économie et des finances alerte sur l’incapacité de satisfaire les besoins de masques en tissu dédiés à la population.




« La production nationale hebdomadaire et les importations sont encore insuffisantes à ce stade pour couvrir la totalité du besoin » à la date du déconfinement, le 11 mai, indique cette note émanant des services de la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher.

Le JDD qui en détient une copie, précise que 376 millions d’usages hebdomadaires de ces masques sont prévus pour les « secteurs à déconfiner en priorité », et 600 millions pour un usage plus global du reste de la population. La note de Bercy parle d’un « équipement minimal » de la population, soit de « deux à six masques » à chaque citoyen.




Sauf que l’État ne sera pas en mesure de fournir « plus d’un ou deux masques à chaque personne » au début du déconfinement, soulignent les équipes d’Agnès Pannier-Runacher. 

Toutefois, cette « pénurie » sera de courte durée. D’autant que « la production et les importations continueront de s’accroître après le 11 mai et dépasseront cette cible à partir du 18 mai si les prévisions sont atteintes », indique la note.

En plus de cette solution, le ministère de l’Économie préconise l’augmentation de la production de ces masques et la recherche « de nouveaux producteurs étrangers ».




Ce lundi 27 avril, Agnès Pannier-Runacher fournira des détails sur le circuit de production de ces masques filtrants, utilisables une vingtaine de fois.

En tout, 242 entreprises françaises, ainsi que des sociétés basées au Maroc et en Tunisie, sont en train de produire environ 390 modèles.

La note de Bercy appelle par ailleurs à la mise en place d’une « stratégie de long terme de sécurisation de la France en matière de masques de protection » et à un renflouement massif des « stocks d’État », afin de pallier une éventuelle pénurie.




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