Et si le Maroc profitait de la crise pour lancer de profondes réformes ?

Unification des couvertures médicales et Impôt sur la fortune: les propositions de Balafrej




Trés actif en cette période d’état d’urgence sanitaire en matière de proposition de mesures de gestion des affaires publiques, le député FGD et conseiller communal de Rabat Omar Balafrej plaide aujourd’hui en faveur d’un système unifié de couverture médicale.

Un éventuel chantier institutionnel exigeant une réorganisation complété du système de santé et de prévoyance sociale, sur lesquelles l’élu propose quelques mesures à prendre.




Le député FGD a animé une conférence à distance organisée par le Mouvement de la Chabiba démocratique et progressive, affiliée au PSU, sur sa page Facebook.

Pour expliquer la nécessité de parvenir à un régime unifié de couverture médicale à l’échelle du pays, Omar Balafrej a rappelé les différents systèmes actuellement en vigueur n’incluent que quelques catégories de salariés et professionnels, tandis qu’une autre partie, encore plus importante, est couverte par le Régime d’assistance médicale (RAMED).




Sur un registre connexe, l’homme politique a conditionné l’entrée en vigueur de tout nouveau contrat social après la crise du Coronavirus par la réhabilitation de la santé, de l’école publique, et de la recherche scientifique.

« Cette crise du Coronavirus a permis à de nombreuses personnes de comprendre que la place de la santé est essentielle au Maroc », a-t-il notamment déclaré, ajoutant qu’ « un ordre de priorités doit être établi pour mettre la santé et l’éducation au centre des préoccupations, suivies de la la lutte contre toutes les formes de rente, et tout le reste ».




S’agissant des ressources pour parvenir à ces résultats, Omar Balafref a appelé à une « révision du système fiscal du pays », et à l’instauration d’un nouvel impôt sur la fortune, et un autre sur l’héritage. « L’Impôt sur le revenu est injuste et n’est payé que par les salariés », a-t-il estimé.

L’Impôt sur la fortune qu’il propose « doit être progressif, comme celui sur les droits de succession », a-t-il déclaré, tout en en suggérant d’affecter les ressources générées par ces deux impôts « à la réforme de l’éducation ».

Omar Balafrej a également défendu l’idée d’un « État social » et considère que la crise du Coronavirus « est l’occasion de s’adresser aux gens avec ce type de discours modéré ».




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