Port de Sète, la galère des MRE qui veulent rallier le Maroc

Le calvaire des MRE au port de Sète




Si le royaume a rouvert ses frontières, le flou et la cacophonie règnent quant aux départs des ferrys. Les Marocains candidats à la traversée, de passage en France ou résidents en Europe, n’en peuvent plus d’attendre.




Pas de ferry à l’horizon. Alors que le Maroc a annoncé la réouverture de sa frontière le 14 juillet à minuit pour ses ressortissants, et que des départs en bateau seraient organisés depuis Sète pour Tanger et Nador, des dizaines de Marocains se trouvent bloqués dans le port languedocien.

Des dizaines de Marocains et résidents étrangers au Maroc n’ont pas trouvé de ferries pour rallier Tanger et Nador. 15 juillet, 16 juillet, 17 juillet… Toujours pas ferries. Ils vivent mal cette situation qui perdure.




Brahim, 35 ans, assure le transport de colis depuis 10 ans entre le Maroc et la France à raison de deux fois par mois. Avec la situation actuelle, il est animé par le désespoir.

Les jours passent sans qu’il n’ait la possibilité de regagner Agadir où il est domicilié. Le pire, lui et ses camarades n’ont plus de travail et quasiment plus d’argent. Ils ont tous stationné leurs camionnettes chargées à bloc à l’entrée du parking excepté l’un d’entre eux qui a, à contre coeur, déjà vendu la sienne.




La nuit, certains travailleurs ou vacanciers transforment leur véhicule en dortoir. Ils ne peuvent avoir accès ni aux toilettes, ni à la douche en moins à l’accueil. Pourtant, les billets achetés in extremis sur internet leur ont coûté très cher.

Ayoub Benali est parti de Paris pour passer les vacances d’été à Rabat comme à l’accoutumée. Le billet aller simple avec sa voiture lui a coûté 700 euros, soit le double de l’an dernier. Ceux dont le véhicule est plus grand ou qui ont réservé une cabine (ils sont nombreux) déboursent 1 000 euros.