La guerre entre des parents d’élèves et des écoles privées s’envenime

Enseignement privé: des parents d’élèves décrètent ce mercredi journée de la colère




La guéguerre entre les parents d’élèves et les écoles privées s’envenime, d’autant que certains établissements ont eu recours au chantage. Désormais, les bulletins scolaires, les diplômes du baccalauréat et autres documents ne seront délivrés que si les frais de scolarité ont été payés.




La Fédération des parents d’élèves des établissements privés a décidé d’organiser une journée de protestation, ce mercredi 28 juillet à partir de 10 heures du matin, devant les directions provinciales du ministère de l’Education nationale.

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du mardi 28 juillet, que les parents d’élèves réclament aux services extérieurs de ce département de leur fournir les documents administratifs concernant leurs enfants.

La Fédération s’adresse, par ailleurs, au ministre de l’Education nationale pour lui demander d’assumer ses responsabilités en retirant les autorisations qu’il avait précédemment accordées aux établissements privés.




Ces établissements, poursuit-elle, persistent à violer la loi et à renier leurs engagements d’appliquer les procédures administratives en vigueur.

Ce faisant, la Fédération exprime son extrême inquiétude face à ces abus et ces atteintes au droit des enfants à l’éducation. Car, précise-t-elle, certaines écoles privées refusent de fournir aux élèves les bulletins scolaires, les résultats de fin d’année, les diplômes du baccalauréat, ainsi que les certificats de départ.

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia indique qu’en plus de ces violations de la loi, la Fédération souligne que ces établissements recourent au chantage en refusant la réinscription des élèves si leurs parents ne règlent pas les frais de scolarité objet du litige qui oppose les deux parties.




Pourtant, ajoute le communiqué, plusieurs décisions de justice condamnent ce refus et confirment le droit de l’élève et de son tuteur à retirer les documents administratifs auprès des établissements privés.

La Fédération regrette, par ailleurs, que le ministère de l’Education nationale ait fait si peu cas de la lettre qu’elle lui avait adressée le 17 juillet courant. Dans cette correspondance, ce groupement d’associations appelait le département d’Amzazi à intervenir d’urgence pour mettre fin au calvaire qu’infligent les écoles privées aux apprenants et à leurs tuteurs.

Les propriétaires de ces établissements, est-il encore indiqué dans la lettre, portent atteinte aux droits des élèves, pourtant garantis par la Constitution, les conventions internationales signées par le royaume, ainsi que la loi 06-00 formant statut de l’enseignement scolaire privé.




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