M'dieq: affrontements entre trafiquants de drogue

Des affrontements entre des trafiquants de drogue à M’dieq




Plus d’une vingtaine de personnes ont été impliquées dans des affrontements qui ont eu lieu, à M’dieq, entre des trafiquants de drogue. Lors de cette confrontation, les deux clans ont utilisé armes blanches, katanas, sabres de fabrication locale et barres de fer.




Dans les environs de Tétouan, à M’dieq, les habitants ont assisté à des affrontements sanglants entre trafiquants de drogues. Une scène digne d’un film d’Hollywood. Tout y était, ou presque. Course-poursuite, affrontements à l’arme blanche, incendie dans une partie de la forêt dite Boujmil.
D’après le quotidien Assabah, qui rapporte l’information dans son édition du jeudi 6 août, la police n’a pas encore totalement démêlé l’écheveau de cette affaire. Pour l’heure, souligne le quotidien, un individu, membre de l’un des deux clans, a été interpellé.
Il a été déféré, mardi, devant le Parquet. Les forces de l’ordre ont également pu mettre la main sur deux véhicules 4×4 abandonnés, qui avaient été utilisés dans ces affrontements.




Elles ont, de même, pu saisir des katanas (sabres de samouraï), des sabres de fabrication locale et plusieurs autres armes blanches, ainsi que des barres de fer. Selon Assabah, au moins vingt personnes, sinon plus, auraient participé à ce règlement de compte entre deux clans de trafiquants de drogue.
La police en a identifié un bon nombre et ne tardera pas à procéder à leur interpellation. Les autres n’ont pu être identifiés, puisqu’ils portaient des cagoules.
La scène d’affrontement, qui a été lieu à M’dieq dans la nuit du 31 juillet au 1er août, a été filmée, en grande partie, par les caméras d’un centre commercial. En visionnant les enregistrements, la police a pu reconstituer dans les détails ces affrontements entre les membres des deux clans.




La course-poursuite mettant en scène les deux véhicules tout-terrain a donné lieu à une scène digne d’un film hollywoodien. De violents accrochages ont occasionné des dégâts non seulement sur les véhicules, mais aussi sur le mobilier urbain. À un certain moment, relate le quotidien, les occupants ont abandonné les deux véhicules pour en venir aux mains.
Ce qui a donné lieu à une véritable bataille par armes blanches et barres de fer interposées. Les forces de l’ordre sont intervenues peu après, poursuit Assabah, et les membres des deux clans ont vite vidé les lieux.
Une enquête a été ouverte par la police judiciaire. L’un des deux véhicules abandonnés sur place est immatriculé en Espagne, tandis que l’autre est enregistré au Maroc.




En plus des armes blanches, la police a également pu mettre la main sur des barres de fer, des appareils de communication et des plaques minéralogiques falsifiées. Les premiers éléments de cette affaire, souligne Assabah, n’ont pu être obtenus qu’après l’arrestation qui a eu lieu, la même nuit, près de la station de taxis de M’dieq.
Conduit au poste et soumis à un interrogatoire préliminaire, le mis en cause a affirmé faire partie d’un gang. Il aurait été appelé en renfort par un autre complice pour l’aider à transporter un chargement de drogue pour le compte de deux frères connus pour s’adonner au trafic à l’échelle internationale.
À part lui, dix autres personnes ont été également mobilisées. Ce n’est que sur place, affirme le mis en cause, qu’ils ont compris qu’il était question non pas de transport de drogue, mais d’un règlement de compte entre deux cartels de drogue locaux.