Le projet de la zone économique de Findeq, alternative à la contrebande, a été lancé

La zone franche de Fnideq, une alternative à la contrebande




Dans le cadre de la mise en place des stratégies alternatives au phénomène de la contrebande ou du blanchiment d’argent, le projet de la zone économique de Findeq a été lancé. Une zone franche pour créer de l’emploi, promouvoir le commerce et combattre l’informel.




Les commerçants de Fnideq et Sebta, impactés par la suppression du commerce frontalier, dont la gravité a été démultipliée avec la crise du Covid-19, seront bientôt sédentarisés dans la zone d’activité économique de Fnideq. Les travaux ont été lancés et la première tranche, qui s’étale sur une dizaine d’hectares, sera achevée en 2021.

Ce projet structuré et structurant a été pensé par les autorités marocaines afin d’accompagner le développement de la région du nord et de combattre la contrebande, le blanchiment d’argent et autres crimes financiers qui tiraient profit de l’informel.




Selon le quotidien Al Akhbar, qui a dédié un spécial à ce projet dans son édition du week-end des 8 et 9 août, cette zone franche mettra un terme à l’anarchie qui régnait dans la région, créera des emplois, promouvra le commerce et balisera la voie de l’investissement aux jeunes de la ville de Findeq et du préside occupé de Sebta.

Ce projet, qui nécessitera un investissement de 200 millions de dirhams entre études et réalisation, sera financé par le ministère de l’Intérieur à hauteur de 70 millions de dirhams, le conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (80 millions de dirhams), le ministère du Commerce et de l’industrie (40 millions de dirhams).




Mais aussi l’Agence de développement du Nord (10 millions de dirhams). La première tranche de ce projet entrera en service l’année prochaine après douze mois de travaux. D’autres tranches suivront en fonction de la demande. Pour assurer l’aménagement et la gestion de cette zone économique, poursuit le quotidien, les autorités ont créé une société avec un capital d’un million de dirhams.

Par cette infrastructure dédiée au commerce mais aussi à des industries de transformation légères, les réseaux de la contrebande et ceux du trafic de drogue n’auront plus la possibilité de blanchir leur argent ou de manipuler d’autres activités de commerce dans la région.




Le projet a aiguisé les appétits électoraux des partis politiques dans la région, fait remarquer Al Akhbar. Certains étaient montés au créneau pour mettre à profit cette infrastructure à des fins électorales, mais l’autorité locale leur a barré la route.

Cette autorité, fait savoir le quotidien, coordonne avec les départements centraux du ministère pour promouvoir le projet et assurer son bon fonctionnement. Le projet a pour maître d’ouvrage l’Agence pour la promotion et le développement du Nord, après l’échec des collectivités territoriales dans l’accompagnement du développement de la région.