(Vidéos) Concertation entre la France et le Maroc sur le sort des «mineurs isolés»

Concertation en haut lieu entre Paris et Rabat sur le sort des « mineurs isolés »




La question des enfants marocains dans les rues de France et plus particulièrement dans la capitale n’a de cesse d’inquiéter les responsables de la sécurité à Paris et par voie de conséquences Rabat.




Des médias français rapportant même l’existence de contacts en haut lieu entre les capitales française et du Royaume afin engager des procédures d’expulsion de ces « mineurs isolés » vers leur patrie, tout en garantissant leurs droits sociaux et juridiques.

« Ceci au vu de l’ampleur des défis auxquels cette affaire est aujourd’hui confrontée », si l’on se fie aux déclarations du député français, Florian Bachelet, proche de l’actuel ministre de la Justice Eric Dupont Moretti.

Dans des déclarations au journal français « Le Télégramme », le député croit savoir qu‘ « il existe des contacts au plus haut niveau entre Rabat et Paris concernant le début des procédures d’expulsion des mineurs non accompagnés (MNA), que l’on trouve nombreux dans les rues de France ».




Bachelet ajoute dans son entretien avec le journal, « La question de ces mineurs étrangers en est venue à représenter un vrai défi posé à toutes les autorités publiques ». L’élu ayant déclaré « Ce défi est présenté à toutes les autorités du pays, compte tenu des problèmes que ces mineurs posent désormais en France, car ils ont été entraînés dans des réseaux internationaux de trafic de drogue, et certains d’entre eux ont été impliqués dans des vols et des viols ».

Et d’ajouter, « C’est une situation dangereuse qui nécessite une intervention de la part de la présidence française ». Si l’on s’en tient aux dires du Télégramme, Bachelet sûr de lui, aurait affirmé, « Je peux confirmer qu’il y a des discussions entre le président Macron et le roi du Maroc concernant la création d’un centre de formation, de soins et de résidence au Maroc pour les prendre en charge dans leur pays ».




Il a ajouté que « les moyens de justice et de police doivent être renforcés pour assurer la sécurité en France ». Au cours de l’année écoulée, un accord avait été signé entre le ministère français de l’Intérieur et son homologue marocain, selon lequel des policiers marocains avaient été dépêchés en France, et justement, dans le quartier « Lingot d’Or » à Paris, lieu de rassemblement ces enfants.

L’accord, connu sous le nom de « Arrangements administratifs pour renforcer la coopération dans le domaine de la sécurité », visait à lutter contre l’immigration illégale et le crime organisé, et comprend l’échange d’expertise technique et des travaux sur le terrain. Il est à noter que ces mineurs pas tous Marocains (Algériens et autres Maghrébins) sont principalement originaires des présides occupés de Sebta et Melillia.




Dans leur quête de « l’El dorado » ils ont traversé l’Espagne et ambitionnent de rejoindre la Grande-Bretagne, les pays scandinaves et autres pays du nord de l’Europe.

Mais pour bon nombre d’entre eux, le voyage s’est arrêté en France et notamment dans la capitale française. Ces enfants dont certains adolescents, vivent perdus et sans abri en bons mineurs SDF. Ils ont investi les rues et ruelles de Paris et commettant des délits plus ou moins graves qui font craindre pour la sécurité des Parisiens.

Ils sont friands de consommation d’alcool et de drogues « pour contourner les fortes vagues de froid en hiver » disent-ils, et ont souvent recours au vol à l’arraché ou avec violence et autres cambriolages ou agressions pour vivoter et subvenir à leur quotidien.

Des médias français ont précédemment publié des vidéos montrant quelques images de ces adolescents errant dans la rue, les décrivant comme accros à l’alcool et aux drogues et les a traités de répugnant car en manque d’hygiène corporelle, soulignant que la plupart d’entre eux ne parlaient même pas français.