Témara: une victime de tentative de viol, poursuivie pour homicide involontaire, a été innocentée

Poursuivie pour homicide involontaire, une jeune victime de tentative de viol innocentée




Un concierge a tenté d’abuser sexuellement d’une jeune étudiante, dans un appartement meublé de Témara. Mal lui en a pris, cette agression lui ayant coûté la vie. Accusée d’homicide involontaire, la jeune fille a finalement été innocentée par la Justice.




La Chambre criminelle près le tribunal de première instance de Rabat a rendu, lundi 31 juillet, un jugement pour le moins audacieux.
Elle a, en effet, innocenté une jeune étudiante accusée du meurtre involontaire d’un concierge qui l’avait harcelée sexuellement et avait tenté de la violer, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mercredi 2 septembre.
Tout a commencé, relate le quotidien, au moment où la jeune fille, née en 2001 à Rabat, cherchait un appartement à louer à Témara, dans la région de la capitale.
Durant ses recherches, elle est tombée sur un concierge qui lui a assuré disposer d’un bien à louer au dernier étage de l’immeuble où il travaillait. Il lui a alors proposé une visite.




Chose que la jeune fille a acceptée. Mais, une fois à l’intérieur de l’appartement, le concierge a fermé la porte à double-tour et a entrepris de se déshabiller, avant de tenter de violer la jeune étudiante.
Dans une tentative de se défendre, celle-ci l’a repoussé. Et le concierge est tombé à terre, en suffoquant. La victime s’est alors mise à crier, faisant accourir les voisins.
Alertée, la police de Skhirate-Témara s’est dépêchée sur les lieux. Devant les services de police, la jeune étudiante a nié toute intention de tuer son violeur, affirmant qu’elle avait agi en légitime défense.
Présentée devant le procureur du roi, elle a comparu devant le juge d’instruction qui a ordonné qu’elle soit placée en détention provisoire.




Après enquête, indique Assabah, le juge d’instruction a conclu que tous les éléments prouvant l’homicide involontaire étaient réunis. Il a donc décidé de présenter la jeune fille devant la Justice.
Les témoignages recueillis ont révélé que l’agresseur était bien à moitié nu et que sa présumée meurtrière était dans un état de choc au moment des faits.
L’autopsie opérée sur la dépouille de l’agresseur n’ayant révélé aucune trace d’agression, le décès a été imputé à une détresse respiratoire. L’homme, en effet, était atteint d’asthme.
Après huit mois de détention provisoire, d’enquête et de procès, la Justice a établi la légitime défense et la jeune fille a pu, juste après la dernière audience, quitter la prison El Arjate.