Extradition du criminel le plus recherché d’Europe, le Marocain Noureddine Ben Allal

L’espagne extrade un marocain, champion des évasions par hélicoptère




Le criminel le plus recherché d’Europe, le Marocain Noureddine Ben Allal, a été extradé de la ville occupée de Sebta vers une prison en Espagne. Le champion des évasions a été emprisonné pour cambriolages dans plusieurs pays d’Europe mais il a toujours réussi à s’évader.

Nordin BenAllal





Les autorités policières de la ville de Sebta occupée ont extradé vers l’Espagne le criminel le plus recherché d’Europe, en l’occurrence le Marocain Noureddine Ben Allal.
Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du week-end, que ce détenu s’était évadé d’une prison en Belgique à bord d’un hélicoptère. Selon des sources autorisées, les services de renseignement espagnols avaient eu vent de la préparation d’un plan d’évasion pour exfiltrer Ben Allal de sa prison.
Un plan identique à celui qui lui avait permis de prendre la poudre d’escampette en 2007 quand l’un de ses amis avait atterri avec un hélicoptère volé dans la cour de la prison de Bruxelles. Les mêmes sources rapportent que Ben Allal a fait l’objet d’une surveillance renforcée depuis son arrestation.




Son arrestation a eu lieu dans le préside occupé suite à un avis de recherche international délivré par la police belge. Le casier judiciaire du champion des évasions est rempli par de nombreux actes criminels émaillés par plusieurs évasions à travers l’Europe commises entre 2007 et 2014.
C’est ce qui a poussé la police espagnole à l’extrader, sous surveillance renforcée, vers une prison espagnole plus sécurisée. Le quotidien Assabah rapporte que ce criminel endurci a utilisé plusieurs subterfuges pour s’évader des prisons.
Une fois, il a mis une perruque et des lunettes et a escaladé le mur de la prison avec une corde. Cette évasion a été facilitée par une émeute qui s’est déroulée dans la cour de la prison qui lui a permis de prendre en otage trois gardiens avant de prendre la fuite.




C’était en compagnie de ses complices, à bord d’une voiture. Sa cavale prendra fin quand il sera arrêté aux Pays-Bas après avoir commis un énième cambriolage.
Il passera trois ans dans une prison de ce pays avant d’être transféré vers un établissement pénitentiaire à Bruges en Belgique. Ben Allal sera libéré sous condition en 2018 avec obligation de porter un bracelet électronique. Il était soupçonné d’appartenir à une bande criminelle spécialisée dans la prise d’otages et la demande de rançons.
Son complice, de nationalité belge, qui fut arrêté avec lui dans la ville de Sebta occupée a des antécédents dans les attaques armées et fut, lui aussi, incarcéré à maintes reprises. Le troisième larron, arrêté avec Ben Allal, est un franco-marocain plusieurs fois condamné pour les mêmes crimes que ses deux acolytes.




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