La cession gratuite au Maroc de la mosquée d’Angers divise la communauté des fidèles

La cession à titre gratuit de la mosquée d’Angers, divise la communauté des fidèles.




Le maire, préoccupé, mobilise autour de lui ses services compétents en même temps qu’il sollicite les services d’un avocat-conseil. L’objectif du maire d’Angers, Christophe Béchu, est de trouver une issue heureuse à cette préoccupation qui agite la communauté musulmane.




Le 25 septembre dernier, l’Association des Musulmans d’Angers (AMA) a procédé au vote de cette cession, à la grande double désapprobation des 7 anciens présidents de l’association, ainsi que des fidèles.

Le président de l’AMA, Mohamed Briwa, y voit une aubaine, soulignant que le Maroc serait prêt à débloquer les 4,50 millions d’euros nécessaires pour l’achèvement des travaux et que n’arriveraient pas à mobiliser les cotisations, même au bout de 15 ou 20 ans, au regard du rythme auquel les fidèles libèrent leur part. Une opinion que ne partagerait pas majoritairement les musulmans d’Angers.




Ils refusent de voir ainsi leurs contributions tomber dans le patrimoine marocain. À l’examen du dossier, les services de la mairie ont relevé une clause qui permet à Christophe Béchu d’intervenir dans le dossier.

Son autorisation est requise pour la cession, en tant que président d’Alter Cités. Celui-ci renvoie le sujet au prochain conseil municipal. Il faut noter que cette situation polémique intervient à Angers, alors même que le président de la République Emmanuel Macron a présenté le vendredi 2 octobre, son plan de lutte contre les séparatismes religieux et communautaristes.