1 marocain sur 2 ne fait pas confiance au Parlement

Index arabe: un marocain sur deux est mécontent de l’action du Parlement




Selon une étude réalisée par le Centre arabe de recherche et d’études politiques, 49% des Marocains ne font pas confiance au Parlement. Ce sondage aborde la corruption, l’exploitation politique de la religion, le printemps arabe et les menaces extérieures.




Le Centre arabe de recherche et d’études politiques a publié un sondage effectué dans 13 pays arabes abordant plusieurs sujets politiques, économiques et sociaux.
Les questions posées aux personnes sondées concernaient la démocratie, la confiance sur les institutions, l’exploitation de la religion dans la politique, le printemps arabe, la corruption et la sécurité.
C’est ainsi que 49% de Marocains ne font pas confiance aux institutions législatives dans leur devoir d’accomplir leur mission de contrôle contre 29% plutôt satisfaits.




Les avis des citoyens arabes convergent sur la prolifération de la corruption (78%) avec toutefois un taux très élevé au niveau du Maghreb (84%).
Malgré tous les dégâts causés par le «Printemps arabe», 58% des sondés continuent à le considérer comme positif (60% au Maghreb). Sur le plan maghrébin, 66% des Marocains approuvent les manifestations en Algérie qui furent à l’origine d’un changement à la tête de l’Etat.
Même si les citoyens arabes approuvent dans leur majorité le système démocratique, ils ne sont toutefois que 15% à adhérer à des organisations politiques.




La majorité de l’opinion publique arabe refuse que les religieux fassent pression sur les décisions du gouvernement ou sur le vote des électeurs.
Tout comme ils récusent toute exploitation de la religion par l’Etat afin de chercher le soutien de la population à sa politique. Mieux encore les interviewés arabes récusent que les candidats aux élections utilisent la religion pour attirer les voix des électeurs.
Les avis sur la situation politique dans les pays arabes convergent aussi bien au Machrek qu’au Maghreb où elle est considérée comme mauvaise, voire très mauvaise.




L’économie est considérée comme la priorité des priorités chez les citoyens arabes qui souffrent du chômage, de la hausse des prix et de la précarité.
Viennent ensuite la gestion des gouvernements avec la faiblesse des services publics, la corruption, la méfiance envers les politiques et la transition démocratique.
Questionnés sur les sources les plus menaçantes pour la sécurité de leur pays, 37% des Maghrébins considèrent qu’ils ne sont pas menacés, 20% se méfient des pays voisins et, à un degré moindre, des mouvement armés transnationaux.