Le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, pilier du plan de relance de l’économie

Le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, pilier du plan de relance de l’économie




Le discours royal, prononcé à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire d’automne, a été consacré dans ses grandes lignes au Plan de relance de l’économie, et au rôle que jouera le Fonds d’investissement stratégique, rebaptisé «Fonds Mohammed VI pour l’Investissement».




Dans son discours au Parlement, à l’occasion de l’ouverture de la première session de la 5e année législative de la 10e législature, le roi Mohammed VI a érigé «le Plan de relance économique en tête des priorités de l’étape actuelle», eu égard à l’impact négatif de la crise sanitaire sur l’économie nationale et l’emploi.
L’objectif de ce plan ambitieux est de soutenir les secteurs productifs, notamment le tissu des petites et moyennes entreprises, en rehaussant leur capacité à investir, à créer des emplois et à préserver les sources de revenu.
Pour garantir la réussite de ce plan, le souverain a mis l’accent sur «la nécessité de mener à bien son opérationnalisation dans un cadre contractuel national». Ce cadre implique l’État ainsi que les partenaires économiques et sociaux et se fonde sur «le principe de corrélation entre droits et obligations».




Le roi Mohammed VI n’a pas manqué de rappeler que le soutien apporté aux entreprises marocaines, à l’aide du dispositif des prêts garantis par l’État, a bénéficié à plus de 20 mille d’entre elles, avec un montant avoisinant les 26,1 milliards de dirhams.
Ce soutien a produit les effets escomptés, puisqu’il a permis aux entités bénéficiaires d’être «résiliantes face à la crise dont elles sont parvenues à atténuer les effets en préservant les emplois». Le roi a appelé dans ce sens à la poursuite de ces efforts, «tant de la part du secteur bancaire et de la Caisse centrale de garantie que du côté des entreprises et de leurs associations professionnelles».
Le Fonds d’investissement stratégique, dont la création a été préconisée par le roi Mohammed VI lors du discours du Trône en juillet dernier, est le pilier sur lequel repose le Plan de relance économique. Ce Fonds a été rebaptisé «Fonds Mohammed VI pour l’Investissement», a annoncé le souverain.




«Nous souhaitons vivement que ce Fonds joue un rôle de premier plan dans la promotion de l’investissement et le relèvement des capacités de l’économie nationale», a affirmé le roi. «Il interviendra», a-t-il poursuivi, «pour doter les secteurs productifs du soutien nécessaire et pour financer et accompagner les grands projets envisagés, dans le cadre de partenariats public-privé».
Le souverain a apporté plusieurs détails sur le fonctionnement de ce Fonds. Ainsi, sur le plan de la gouvernance, et afin que ce Fonds puisse s’acquitter pleinement de sa mission, le roi a donné ses orientations pour qu’il soit doté de la personnalité morale et des structures managériales adéquates, «de manière à ce que, in fine, il s’impose comme un modèle de bonne gouvernance, d’efficience et de transparence».
Le souverain indique également avoir donné ses directives pour que ce Fonds soit doté de 15 milliards de dirhams provenant du budget de l’État.




«L’allocation de ces crédits incitera les partenaires marocains et internationaux à accompagner les interventions du Fonds et à contribuer aux projets d’investissement à venir», a-t-il expliqué. Ainsi, a-t-il ajouté, «l’appui apporté au Plan de relance permettra d’en amplifier l’impact économique, social et environnemental».
Concernant le mode d’intervention du Fonds, le roi Mohammed VI a souligné que «selon les domaines jugés prioritaires à chaque étape et en fonction des besoins de chaque secteur, le Fonds s’appuiera, dans ses interventions, sur des fonds sectoriels spécialisés qui lui sont rattachés».
Parmi ces domaines, le souverain a cité la restructuration industrielle, l’innovation et les activités à fort potentiel, les petites et moyennes entreprises, les infrastructures, le tourisme, et l’agriculture. À propos de ce secteur précisément, le roi a tenu à mettre en exergue l’importance qui doit être accordée à l’agriculture et au développement rural dans la dynamique de relance économique.