(Vidéo) Bourita à Sky News: la question libyenne, les relations maroco-algériennes, l'immigration

(Vidéo) Bourita à Sky News: Le Maroc manifeste à la Libye un soutien inconditionnel sans ingérence aucune




L’approche du Maroc dans la question libyenne est fondée sur un soutien inconditionnel au dialogue et à la recherche d’une solution pacifique, mais sans ingérence aucune dans les affaires de ce pays. Tel est le message livré par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita dans un entretien à « Sky News Arabia ».




Les instructions royales concernant le dialogue inter-libyen qu’accueille le Maroc sont claires et consistent à soutenir les parties libyennes dans le dialogue sans toutefois imposer de solutions, a indiqué le ministre rappelant que la politique étrangère adoptée par le Royaume, sous l’impulsion du Souverain, est « basée sur la clarté, l’ambition et la transparence avec n’importe quel pays ».
De fait, a-t-il insisté, « le Maroc a interagi avec la volonté des Libyens de dialoguer, et ils ont eux-mêmes choisi de se réunir à Bouznika ».
Toute ingérence extérieure dans la question libyenne, a estimé Bourita, aura des répercussions sur l’Afrique du Nord et sur le Maroc.




Tout comme les activités croissantes des groupes terroristes. Pour ce qui est résultats issus de ces pourparlers, le ministre est revenu, notamment, sur l’accord concernant les critères et les mécanismes pour occuper les postes de souveraineté, prévus par l’article 15 de l’Accord politique libyen de Skhirate, signé en décembre 2015.
Sur un autre registre, le ministre a abordé la question des relations maroco-algériennes, notamment après l’accession de Abdemadjid Tebboune à la magistrature suprême du pays.
Il a, à cet égard, rappelé la main tendue du roi Mohammed à l’occasion du discours du 6 novembre 2018, et ses paroles: il s’est prononcé « en toute clarté et en toute responsabilité »




« Je déclare aujourd’hui la disposition du Maroc au dialogue direct et franc avec l’Algérie sœur, afin que soient dépassés les différends conjoncturels et objectifs qui entravent le développement de nos relations ». Un appel qui est resté sans suite.
De fait, sans revenir sur les déclarations de la veille, pour le moins hostiles, du chef de l’Etat algérien, Bourita a affirmé qu’avec « les voisins du Nord et du Sud les relations sont excellentes », dans l’espoir qu’elles « s’améliorent » avec celui de l’Est, l’Algérie.
Par ailleurs, pour ce qui est de la question de l’immigration, le ministre a attiré l’attention sur une certaine «exagération médiatique et une exploitation politique» de cette question par les pays européens.




Seuls 1,5 million d’Africains sont concernés par l’immigration clandestine dans le monde, dont 20% voyagent en Europe, soit 0,5% du volume de l’immigration mondiale, a-t-il mis en avant.
Pour lui, l’immigration clandestine implique une responsabilité partagée entre les pays d’origine, de transit et d’accueil, d’où, a-t-il dit, la nécessité de lutter contre les réseaux migratoires plutôt que de criminaliser les immigrés.
Il a, en ce sens, soutenu que le Maroc assume ses responsabilités liées au dossier d’immigration, et la politique adoptée par le Royaume en la matière a permis de régulariser la situation de plus de 50.000 immigrés subsahariens.