Une jeune fille a failli se faire violer à l'hôpital Ibn Sina de Rabat

Rabat: une patiente victime d’une tentative de viol dans un hôpital public




Une jeune fille, entrée à l’hôpital Ibn Sina de Rabat pour se faire opérer, a failli se faire violer par un agent intérimaire travaillant au sein de l’établissement. Une affaire inédite qui secoue tout le microcosme hospitalier de la capitale.




Entrée à l’hôpital pour se faire opérer, elle en est sortie victime d’une tentative de viol. C’est l’histoire d’une jeune femme de 25 ans, patiente de l’hôpital Ibn Sina à Rabat.
L’affaire a éclaté lorsque la victime a déposé plainte auprès des services de police, accusant un agent d’une entreprise d’intérim opérant au sein de l’établissement hospitalier d’avoir tenté de la violer à sa sortie du bloc opératoire.
Al Akhbar, dans son numéro du vendredi 23 octobre, précise que les services de police ont immédiatement ouvert une enquête après avoir reçu la plainte, accompagnée d’une déposition de la victime pour le moins poignante et qui dénote de la cruauté de l’acte que voulait commettre l’accusé.




La même source ajoute que ce dernier a rapidement été interpellé et mis en garde à vue, avant sa présentation mercredi dernier devant le juge d’instruction.
Selon les détails que rapporte la publication, l’accusé est un jeune homme de 27 ans. Il a profité d’un moment de calme dans le service où était hospitalisée la victime pour passer à l’acte.
Il a d’abord invité la malade à l’accompagner dans une salle de consultation, prétendant que son médecin traitant l’attendait. Pour la convaincre, il a présumé que dans le cadre de son protocole de soin, elle devait avoir des séances de rééducation juste après son opération. Or, une fois sortie de sa chambre en fauteuil roulant, la victime a été conduite dans une salle discrète.




C’est là où l’accusé a tenté de la violer. La jeune fille, plus forte que ce que croyait son agresseur, ne s’est pas laissée faire. Elle lui a résisté avec ce qu’il lui restait de force et malgré son opération, tout en le menaçant de crier pour alerter tout le monde au sein de l’hôpital. Pris de panique, l’agresseur a fini par abandonner.
Le journal ajoute que depuis cet incident, le jeune homme a disparu des radars, jusqu’à son interpellation par la police.
Les preuves rassemblées contre lui ne lui ont d’ailleurs laissé aucune chance pour démentir l’accusation: l’enregistrement des caméras, les témoignages des patients partageant la chambre de soin avec la victime et la déposition de cette dernière concordent parfaitement.




En attendant de voir le sort que lui réservera la justice, Al Akhbar ne manque pas de souligner que cette affaire, plutôt inédite dans cet hôpital, pourrait aussi avoir des répercussions sur la société pour qui travaillait l’accusé.
En effet, selon les sources du journal, les établissements hospitaliers imposent des cahiers de charges très stricts aux sociétés d’intérimaires.
Et parmi les dispositions qu’ils prévoient, il faut au préalable s’assurer des antécédents judiciaires et criminels de leurs employés. La société en question devra apporter des réponses convaincantes si des éléments dans le dossier de l’accusé présageaient qu’il pouvait commettre pareil crime.