(Chronique) Le Japon, un exemple de modernité aussi bien culturelle qu’économique

(Chronique) Le Japon, un exemple de modernité aussi bien culturelle qu’économique




Le Japon, cet archipel situé au large de la cote d’Asie est connu à travers le monde, autant par sa technologie avancée que pour son impact sur la culture populaire mondiale. Ce pays historiquement riche est aujourd’hui un exemple de réussite économique pour bien des pays. Classé troisième pays le plus riche au niveau mondial devant l’Allemagne et l’Inde, l’état nippon est une véritable success story en stratégie économique et culturelle d’avant et d’après-guerre.
Le pays ayant favorisé la voie du militarisme et de l’expansionnisme agressif peu de temps avant le début de la seconde guerre mondial (à l’exemple de l’Allemagne), a été défait et contraint de prendre une nouvelle voie. Avec une dégringolade de l’économie nippone qui put rapidement se relancer.
La culture japonaise est aujourd’hui très présente dans presque tous les pays touchés par la mondialisation. Jeux vidéos, mangas, animes, consoles de jeu,… l’état nippon a su fidéliser un jeune public sur plusieurs générations. L’ère Taishō est l’ère du Japon allant du 30 Juillet 1912 au 25 Décembre 1926, elle succéda à l’ère Meiji.




Elle fut marquée par la participation du pays à la première guerre mondiale du côté des alliés de la première guerre mondiale (aussi appelé Forces de l’entente qui regroupait principalement la France, l’empire Britannique, l’Italie, l’empire Russe -qui se retire en 1917- puis les États-Unis).
Durant cette ère marquée par la faible santé de l’empereur Taishō Tennō, le pays connu un déplacement du pouvoir politique vers la diète du japon (le parlement) de ce fait le pays connu durant cette ère après la fin de la première guerre mondiale, un renouveau aussi bien en arts et en tactiques de guerres qu’en littérature et en peinture. L’artiste Kobayashi Kiyochika commença à adopter les mêmes styles de peintures qu’en Occident; les écrivains japonais Mori Ōgai et Natsume Sōseki étudient en Europe et de par leurs œuvres introduisent au Japon une vision plus moderne de la vie.
L’après-guerre aura apporté au Japon une prospérité sans précédent faisant officiellement du pays l’un des « Cinq grands » du nouvel ordre international, s’en suit le transfert des droits de l’Allemagne au Japon dans la province chinoise de Shandong. À la fin de l’ère Taishō, débuta l’ère Shōwa du 25 Décembre 1926 et s’acheva le 7 Janvier 1989, elle précéda l’Ère Heisei.




Elle fut aussi le plus long règne de tous les empereurs japonais. Cette ère fut marquée en ses débuts par de fortes influences nationaliste et expansionniste, le Japon entama alors son régime d’expansion de l’empire japonais en envahissant la Chine du nord en 1934. Faisant alliance avec l’Allemagne nazie en signant le pacte anti-Komintern en 1936, le Japon envahit le reste de la Chine, et débute la guerre sino-japonaise.
En 1941, les États-unis imposent un embargo sur les produits pétroliers au Japon après que ce dernier refusa de quitter l’Indochine française et une partie de la Chine. Le 7 décembre, la marine impériale attaqua la flotte américaine de Pearl Harbour, ce qui marqua l’entrée des États-unis dans la seconde guerre mondiale. Le 6 et 9 août 1945, les bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki sont lâchées, démontrant ainsi la supériorité des États-unis d’Amérique.
Le 2 septembre de la même année, l’état Nippon signe sa reddition inconditionnelle et est désormais sous occupation des États-unis de 1945 à 1952. La famine et la perte de la guerre ont considérablement ruinés le pays après sa capitulation en 1945 face aux Alliés.




Lors de l’occupation américaine de l’archipel du Japon, la guerre de Corée semble être une aubaine pour le pays, endetté et enclin à relancer son économie avec l’aide de son vainqueur. En effet, le pays se trouva alors en première ligne pour les fournitures militaires dont les industries japonaises profitèrent.
L’aide fournie par les américains en matière de contrôle de qualité, en plus du respect des japonais de la hiérarchisation a été marquée par une grande productivité collective. Outre le domaine de l’armement, de nombreux ingénieurs japonais qualifiés qui travaillaient dans le secteur militaire lors de la seconde guerre mondiale se sont reconvertis dans l’industrie civile (automobile, électroménager, outillage industriel, etc.)
Cette croissance économique aux plusieurs facteurs, est aussi liée au rapatriement de plusieurs colons japonais installés avant-guerre dans les territoires sous contrôle japonais, en résulte un fort taux de natalité (fournissant ainsi plus de mains d’œuvre) de 1945 à 1960, la population est passé de 72 à 93 millions d’habitants. En seulement 30 ans (de 1960 a 1980), la croissance du Japon a été spectaculaire: le pays a fait un bond énorme et a pu se glisser comme la deuxième puissance économique au monde.




« Le PNB a progressé au rythme moyen de 11,5 % par an et a placé l’économie japonaise au deuxième rang mondial à partir de 1968. » Ce boost de l’économie est l’œuvre d’un gouvernement qui a su, après les J.O de 1964, pousser son peuple à démontrer au monde que le niveau de vie et de consommation du Japon n’est plus le même que celui d’après-guerre, ils appelèrent les trois nouveaux trésors sacrés aussi appelé les 3C (en référence à leurs initiales en anglais), la télévision couleur, la climatisation, la voiture.
Tel le phénix qui renaît de ces cendres, le Japon a su saisir des opportunités après avoir été dévasté par la guerre, car, en effet, « entre 1950 et 1973, le PIB du Japon passe de 160 966 millions de dollars internationaux soit 3,0 % du PIB mondial à 1 242 932 millions de dollars internationaux soit 7,7 % du PIB mondial. » ce qui est tout à fait honorable pour un ex pays colonisé tout juste sorti de guerre.
Aujourd’hui, le Japon a une grande importance dans la pop culture mondiale notamment à cause d’un media âgé d’à peine un siècle qui rencontra un succès monstrueux : celui de l’animation nippone.




L’un des pionniers et père du manga ainsi que de l’anime (tous deux nés simultanément) est Osamu Tezuka, créateur d’Astroboy, de Metropolis, ou encore de Gum Gum Punch (qui sont aujourd’hui encore des classiques dans le monde de l’anime).
Il faudra néanmoins attendre le début des années 80 et l’ascension des films anime du studio Ghibli pour enfin faire de l’anime un patrimoine mondial qui restait jusque-là exclusivement japonais. Grâce à Internet, le monde de l’anime eu droit à un renouveau et plusieurs traductions eurent lieu.
L’industrie de l’anime a rapporté au japon en 2016 plus de 2 TRILLIONS de yens ! Soit 15 milliards d’euros, un chiffre en hausse constante depuis 2012; le chiffre d’affaires a ainsi augmenté de 35% en seulement 5 ans. Aujourd’hui, la plupart des studios d’animations sont tous basés au Japon (plus de 80%).




Ce qui démontre une fois de plus que ce marché reste exclusivement japonais malgré sa popularité dans le monde. Le pays ayant traversés vents et marées a su saisir des opportunités, en comptant toujours sur des citoyens fiables, productifs et fidèles à leur patrie; il est sûr que le peuple japonais est le premier facteur de cette success story unique en son genre.
Au-delà des tactiques et des plans vaillamment élaborés, l’aide du peuple a fait de ce pays singulier une référence mondiale dans bien des domaines, un pionnier en matière de technologie et de progrès scientifiques (qui profitent à toute l’humanité) et aussi une référence planétaire de la pop culture.
L’empire nippon est un exemple de croissance qui prouve qu’un collectif peu nombreux mais productif vaut mille fois mieux qu’un collectif nombreux et contreproductif.
Omar Barakate