Les hôpitaux de Casablanca-Settat approchent de la zone rouge du taux d’occupation fixé par l’OMS

Les hôpitaux de la région de Casablanca-Settat sont au bord de l’asphyxie et approchent de la zone rouge du taux d’occupation fixé par l’OMS.




Parmi les cas graves admis dans les services de réanimation, 70% décèdent car ils sont souvent âgés et atteints de maladies chroniques.




Le taux d’occupation des lits de réanimation dédiés aux malades infectés par le nouveau coronavirus a atteint près de 50% dans la région de Casablanca, alors qu’il ne dépassait pas 26,5% il y a encore dix jours.
Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du mercredi 4 novembre, que ce chiffre s’approche de la zone rouge fixée à 65% par l’OMS.
Ce qui signifie, selon les spécialistes en réanimation, que la situation épidémiologique pourrait devenir incontrôlable dans la région de Casablanca-Settat, et plus particulièrement dans la métropole. Selon des sources médicales, plus le nombre des personnes contaminées augmente, plus le nombre de cas graves se multiplie.




Parmi les nouveaux cas, on dénombre 5% de cas graves nécessitant l’admission dans les services de réanimation dans une région qui ne dispose que de 300 lits de réanimation et 3.000 lits pour les malades les moins affectés.
Selon les mêmes sources, 70% des personnes admises dans les services de réanimation décèdent car, la plupart du temps, elles sont âgées de plus de 65 ans et souffrent de maladies chroniques.
Malgré les efforts consentis pour augmenter la capacité litière des hôpitaux publics, notamment en lits de réanimation, le rebond inquiétant de la Covid-19 rend de plus en plus difficile la gestion de la pandémie. Ce sont malheureusement les cas graves nécessitant la respiration artificielle qui saturent les hôpitaux.




Notamment le CHU Ibn Rochd, qui n’est plus capable de recevoir ce flux de malades. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte que la directrice régionale de la santé a indiqué qu’au début de la pandémie, on recensait 2 cas par semaine tandis qu’on dénombre, actuellement, 11.500 cas hebdomadaires.
La situation épidémiologique est si grave dans la région de Casablanca-Settat que le chef du gouvernement s’est adressé directement aux Casablancais pour les inciter à respecter strictement les mesures préventives.
Et de livrer des chiffres inquiétants: «Les statistiques indiquent que la ville de Casablanca compte le tiers des décès liés au nouveau coronavirus enregistrés à l’échelle nationale et le quart des décès dans la région de Casablanca–Settat».




Interrogé sur la possibilité de l’instauration d’un confinement total dans cette région qui connaît une recrudescence de cas confirmés, de cas graves et de décès, Saâd-Eddine El Othmani a indiqué que cette ville représentait le tiers de l’économie nationale.
Pour l’instant, poursuit-il, il est difficile de décréter un confinement national ou régional, car ses conséquences seront désastreuses sur tous les plans.
Néanmoins, les mesures restrictives imposées dans la capitale économique finiront par stopper cette augmentation exponentielle de la Covid-19, comme cela s’est produit dans d’autres villes comme Tanger, Fès et Beni Mellal, conclut le chef du gouvernement.