Des élus jugés pour avoir dilapidé de l'argent

Des présidents de communes devant la justice pour dilapidation de deniers publics




Des présidents de communes comparaissent devant le tribunal chargé des crimes financiers pour malversations financières. La présidence du parquet général avait donné ses instructions pour que la justice statue sur les dossiers de dilapidation de deniers publics avant la fin de l’année.




Le parquet général a entamé des poursuites à l’encontre de plusieurs présidents de communes accusés de dilapidation de deniers publics et d’octroi de subventions à des associations fictives.
Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du mercredi 4 novembre, que trois présidents vont comparaître devant la Chambre criminelle chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Rabat.
Ces élus sont impliqués dans des affaires diverses qui ont fait l’objet d’enquêtes judiciaires avant d’être déférés devant la justice par le procureur général du roi.
L’un des trois inculpés est poursuivi pour avoir accordé des subventions à des associations fictives, et ce à des fins électorales et politiciennes.




Le deuxième président est soupçonné d’avoir conclu des transactions avec des entreprises sans appels d’offres, ni cahiers des charges.
La date des enquêtes approfondies avec d’autres présidents de communes rurales soupçonnés de malversations financières a été programmée pour le mois courant.
La présidence du parquet général avait, en effet, donné ses instructions pour statuer sur les dossiers de dilapidation des deniers publics avant la fin de l’année en cours.
Le quotidien Al Massae rapporte que les investigations ont duré des mois et ont été effectuées sur la base des rapports de la Cour des comptes, qui a relevé de graves dysfonctionnements dans la gestion des communes incriminées. Les magistrats ont pointé du doigt des lacunes dans le système de contrôle interne.




Mais aussi dans la gestion des recettes et des biens communaux, les dépenses de carburant, l’octroi de subventions aux associations, ainsi que la gestion des ressources humaines et l’exécution des dépenses.
Les investigations ont de même permis de découvrir que les responsables de ces communes ne disposaient pas de registres pour émarger les matières, les valeurs et les bons de commandes.
Pis encore, les présidents de ces communes ne tenaient pas d’échéanciers des projets, dont ils ne consignaient ni l’état d’avancement, ni même les lieux de leur réalisation.
Les investigations ont, par ailleurs, révélé que ces élus prenaient en charge des dépenses qui ne relèvent pas des prérogatives des communes, comme l’approvisionnement en carburant des véhicules appartenant à des agents d’autorité.