(Chronique) Sahara: la lutte contre l’État fantôme continue

(Chronique) Sahara: la lutte contre l’État fantôme continue




Le royaume du Maroc, pays ayant assuré la libération de son Sahara en 1975 sous le règne du roi feu Hassan II, n’a cessé depuis de réclamer son droit à la souveraineté de son territoire. Opposé à ses débuts par quelques pays (notamment quelques pays d’Afrique et d’Amérique latine) ayant reconnu la RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique) comme état souverain représentant les différentes populations sahraouies. Et cela malgré le fait que le territoire ne soit pas reconnu par l’ONU, faisant ainsi du Sahara un territoire non autonome, sans autorité administrante, pourtant contrôlé à 80% par le Maroc.




Aidé et financé par l’Algérie qui demeure son allié numéro un, le « Polisario » (mouvement politique et armé qui créa le RASD) n’a sans cesse essayé de déstabiliser la situation géopolitique du territoire depuis plus de 45 ans. Récemment, ce dernier a menacé de sortir les armes, refusant ainsi de se soumettre au cessez-le-feu mis en place par les Nations Unies en 1991.
Afin de mieux comprendre la situation actuelle, il est primordial de connaître l’histoire et l’origine du conflit entre le Maroc et le « Polisario » sur la situation du Sahara Marocain; il est tout aussi important de démontrer les enjeux politiques favorables au « Polisario », et à ses quelques alliés (de plus une plus rares) en cas de reconnaissance de souveraineté.
Le 29 Avril 1973, le front Polisario fut créé en Mauritanie à Zouerate afin de mettre fin à l’occupation espagnole sur le territoire du Sahara occupé.




Ce n’est que le 6 Novembre 1975, grâce à une marche pacifique organisée par le roi marocain feu Hassan II, que la force colonisatrice se dépêcha de quitter le territoire. La concrétisation de ce départ eu lieu lors de l’accord tripartite entre le Maroc, la Mauritanie, et l’Espagne (Accord de Madrid) qui eut lieu le 14 Novembre 1975.
Il faudra néanmoins attendre jusqu’au février de l’année suivante pour voir le retrait définitif de l’Espagne du territoire. En 1979, la Mauritanie se retire d’Oued Eddahab, et le Royaume entama son contrôle de cette zone territoriale. Les deux parties ont donc essayé de concrétiser le départ de la force colonisatrice espagnole du territoire.
Bien que le Sahara soit revendiqué par le Maroc, il n’y eut, avant l’époque du protectorat, aucune affiliation des tribus nomades sahraoui au royaume. Des traités d’allégeance reliaient la royauté marocaine aux chefs de tribus sahraouis.




De ce fait, les tribus bénéficiaient de la protection du sultan, et du droit de commercer au sein du Royaume. C’est sur cette relation que se base les séparatistes pour assurer l’indépendance du peuple sahraoui, qui est aujourd’hui représenté par une milice incompétente qui leur fait défaut.
Dans cette querelle territoriale, il est important de noter que le Maroc contrôle 80% de la zone, et que les villes annexées au Royaume bénéficient d’une population au rythme de vie stable et moderne (à l’instar de Laâyoune, Dakhla, ou bien encore Boujdour), épaulés par un État souverain aux alliés puissants.
Tandis que la RASD ne bénéficie que de l’aide de l’Algérie, une aide qui se fait de moins en moins ressentir. Cette dernière voit en la reconnaissance du RASD une aubaine pour l’exploitation des ressources du territoire (qui est d’ailleurs exclusivement exploitable par le Royaume du Maroc) ainsi qu’une voie directe vers l’océan Atlantique dont le territoire algérien n’a pas accès.




La situation actuelle dans la zone tampon de Guerguerat, contrôlé par le Royaume, est des plus alarmantes. En effet, après la résolution du conseil de sécurité de l’ONU de proroger le mandat de la MINURSO (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara) jusqu’au 31 octobre 2021, la fausse milice du « Polisario » a encouragé sa population à faire un blocus dans la zone tampon de Guerguerat pendant 10jours bloquant ainsi tout déplacement.
Tandis que certains membres du Polisario ont tenté de franchir – de force – la barrière frontalière au point de Tazher, dans la région d’Aouserd. Les Forces Armées Royales ont géré cette crise violente en faisant preuve de pacifisme, respectant ainsi les accords de cessez-le-feu entre les deux pays.
L’Algérie et notamment son ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum ont réagis aux récents événements en déclarant que: « la république fantôme, est membre de l‘Union africaine et a, la pleine souveraineté sur son territoire ».




Le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a déclaré quant à lui que: « le conseil de sécurité a appelé l’Algérie à assumer son rôle à la hauteur de son implication politique, diplomatique, militaire, et humanitaire dans ce différend régional ».
Aujourd’hui, la situation semble de plus en plus dangereuse et hostile après la prétendue implication de certains chefs du « Polisario » aux activités terroristes dans la région sahélo saharienne. La menace terroriste étant de plus en plus grande liée aux réseaux de trafic de drogues, d’armes, ainsi que la migration illégale dans la région.
Les peuples et les villages sahraouis – en fort état de précarité – non annexés par le Royaume, se voient démunis de toute protection face à ce fléau. Que ce soit au niveau du style de vie, ou à l’endoctrinement terroriste dont peuvent être la cible certains jeunes de la région qui n’ont pas de perspectives d’avenir concrets, surtout dans de telles conditions. Affaire à suivre…
Omar Barakate.