Des Marocains attendent d’être expulsés du centre de rétention de Toulouse

De nombreux Marocains attendent d’être expulsés du centre de rétention de Toulouse




Le centre de rétention administratif des étrangers sans papiers se remplit chaque jour un peu plus, sans possibilité d’expulsion de ses internés, parmi lesquels, de nombreux Marocains, à cause de la fermeture des frontières, due à la crise sanitaire. Préoccupée, la Cimade a saisi la justice pour privation abusive de liberté.




Au total, 24 demandes individuelles de mise en liberté d’étrangers sans papiers enfermés au Centre de rétention administratif (CRA) de Cornebarrieu ont été reçues par le juge des libertés et de la détention de Toulouse, à l’initiative de la Cimade, soutenue par une dizaine d’avocats de l’ADE, du barreau de Toulouse, rapporte Franceinfo.
La Cimade et les avocats de l’Association de défense des étrangers (ADE), ont indiqué que la détention des étrangers sort de son cadre légal.
«  On enferme… pour enfermer  », dénonce Léo Clauss, juriste pour la Cimade au CRA de Cornebarrieu. Depuis le premier confinement, précisément le 17 mars, 444 personnes ont été enfermées dans le centre.




Mais seulement 51 ont été expulsées. Depuis le 27 mars, il n’y a pas eu de reconduite vers le Royaume du Maroc, l’un des pays dont les détenus sont majoritairement ressortissants.
Et pourtant, les préfectures continuent de remplir ce centre où la Cimade, dans un communiqué qui a été publié la semaine dernière, déplore le non-respect des mesures élémentaires en matière de sécurité sanitaire.
Samedi, la Cimade et l’ADE ont appris le rejet par ordonnance, sans la moindre audience, de toutes les demandes qui ont été présentées jeudi. À ce propos, la Cimade et l’Association de défense des étrangers ont prévu former appel de la décision du juge des libertés, cette semaine.