Kénitra: une élève interdite de porter le voile à l’école catholique saisit la justice

Kénitra: interdite de porter le voile à l’école catholique, une élève saisit la justice




Une école catholique à Kénitra est poursuivie en justice pour avoir refusé l’accès en classe à une étudiante voilée. C’est une affaire qui devrait faire grand bruit au Maroc, mais peut-être aussi à l’étranger. Une école catholique à Kénitra a refusé à l’une de ses élèves, voilée, d’accéder à sa classe. Ce qui a conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire dont le dénouement sera très attendu.




C’est Al Massae qui rapporte l’information dans son édition du vendredi 13 novembre, expliquant que le tribunal de première instance de Kénitra se penchera sur ce dossier à partir de mardi prochain.
Les faits remontent au début de la semaine lorsque les responsables administratifs de l’école catholique ont empêché l’élève, inscrite en première année de collège, de rejoindre sa classe.
Selon eux, le port du voile est une infraction au règlement intérieur de l’établissement. Pendant deux jours, la jeune fille est donc restée dans la cour de l’école sans pouvoir accéder à sa classe.
Les faits ne s’arrêtent pas là, à en croire les confidences faites par la jeune fille.




Dans des propos rapportés par le quotidien, les responsables administratifs de l’établissement auraient soumis la jeune fille à un véritable interrogatoire, cherchant à connaître les raisons qui l’ont poussée à porter le voile.
Et notamment si elle l’a fait par conviction ou si on l’a encouragée à le mettre. Elle leur à répondu porter le voile par conviction.
D’après la publication, c’est le tournant qu’a pris cette histoire mercredi, après trois jours sans cours pour la collégienne, qui a finalement convaincu le père de la collégienne de porter l’affaire devant la justice.
La mère accuse l’administration de l’école de lui avoir soumis un engagement sur l’honneur, dans lequel elle devait assurer que sa fille ne porterait plus le voile à l’école.




Sans quoi, l’élève ne serait pas acceptée en classe. Ces faits, ajoute Al Massae, la mère les aurait faits constatés par un huissier de justice.
Dès lors, le recours à la justice, à travers le dépôt d’une requête urgente, devenait une évidence pour les parents afin que leur fille puisse poursuivre ses cours normalement. Et devant la justice, la défense de la jeune fille a des arguments, comme en attestent les déclarations faites au quotidien.
Selon elles, le comportement de cet établissement n’est pas inédit, d’anciennes enseignantes y ayant déjà souffert du même problème par le passé.
Pour la défense, il s’agit là clairement d’une entrave à la liberté de culte et à l’exercice de la religion. De plus, empêcher une personne d’accéder à l’école, c’est la priver d’un droit constitutionnel.