Un parti politique dénonce les pratiques illégales des cliniques privées

Covid-19: un parti politique dénonce les pratiques illégales des cliniques privées




Suite à la pression subie par les hôpitaux publics depuis le début de la pandémie du covid-19, le ministère de la Santé a autorisé aux cliniques privées de recevoir les patients contaminés. Sauf que certains établissements hospitaliers en ont profité pour arnaquer les contaminés, refusant de les soigner avant qu’ils ne déposent des sommes exorbitantes comme avance d’hospitalisation.




Ce volet a été traité cette semaine lors de la réunion du bureau politique du PPS, dont les membres ont dénoncé les pratiques illégales de ces cliniques privées, profitant du besoin urgent des citoyens pour s’enrichir.
Les dirigeants du parti politique ont pointé du doigt ces établissements qui, selon eux, doivent être contrôlés par les autorités et ont appelé le ministère à ouvrir une enquête pour sanctionner les coupables et rendre justice aux Marocains.
Rappelons qu’une clinique privée a demandé une somme faramineuse à la famille d’un pharmacien.
Celui-ci, ayant contracté le covid-19, avait été hospitalisé avant de décéder.
Pour 7 jours d’hospitalisation et de soins à la salle de réanimation, la clinique a demandé à la famille du défunt la somme astronomique de 200000 dirhams.




Après négociations, les honoraires de la clinique ont été revus à la baisse pour devenir 60000 dirhams. Au total, avec d’autres frais, la famille du défunt devrait verser 140000 dirhams à la clinique privée!
De surcroît, il a été exigé à la famille le dépôt d’une avance de 40000 dirhams au moment de l’admission du patient au sein de la clinique.
À rappeler que cette condition de dépôt d’avance est exigée par presque toutes les cliniques, dont certaines exigent « un chèque de garantie », normalement interdit par la loi.
La clinique a également exigé de la famille de payer le reliquat avant que la dépouille ne puisse lui être remise en vue des obsèques.
Devant les fortes protestations des membres de la famille du défunt et leur grande indignation, le propriétaire de la clinique a dû réduire les honoraires exorbitants demandés à 70000 dirhams.