Un vol risqué à bord de Royal Air Maroc

Un vol à haut risque à bord de Royal Air Maroc




Malgré la recrudescence des nouvelles contaminations, certains passagers de Royal Air Maroc sont réfractaires aux mesures restrictives édictées par les autorités sanitaires et l’Office national des aéroports pour contrer la Covid-19. Un passager qui a vécu ce calvaire livre son témoignage lors d’un vol entre Casablanca et Laâyoune.




Les faits remontent au 5 novembre à l’aéroport Mohammed V de Casablanca lorsqu’un passager à bord d’un vol de RAM a fait des constats inquiétants.
À l’en croire, personne n’était responsabilisé au niveau du terminal pour prendre les températures des passagers. Le même constat a été fait au niveau de la salle d’enregistrement des bagages ainsi que devant l’habitacle de l’avion.
Pour le témoin de cet incident dramatique qui s’est déroulé en présence des autorités de l’ONDA et des responsables de RAM, personne ne jouait au gendarme pour faire respecter les mesures barrières. S’agissant des caméras thermiques, une source proche du secteur aérien a apporté des explications sur le protocole sanitaire établi par le ministère de la Santé dans les aéroports.




Celui-ci ne prévoit pas de caméra thermique fixe dans le circuit des vols domestiques au départ et à l’arrivée, à l’exception des arrivées des vols internationaux. L’incivisme des passagers s’est fait remarquer pendant tout le voyage.
À en croire le passager témoin, plusieurs passagers ont refusé de porter leurs masques dès le rappel à l’ordre du capitaine de bord et ils ne l’ont plus porté après le repas servi à bord. Pis, les hôtesses de l’air ont distribué des fiches sans un minimum de stylos.
«Résultat des courses, trois ou quatre Bic finissent par circuler pour plus d’une centaine de passagers avec tous les risques de contamination tactile que cela peut poser au moment de la remise des fiches et de la circulation de ces stylos.», a-t-il précisé.




Au dire du passager, l’incivisme s’est poursuivi au guichet de police avec le non-respect de la distanciation. De retour chez lui, le témoin a appris la contamination de l’un de ses amis qui a embarqué à bord du même vol que lui.
«Je ne sais pas s’il l’a attrapé lors de son voyage vers Laâyoune ou s’il l’avait déjà contracté avant, mais dans les deux cas de figure, la responsabilité des autorités de transport (Office national des aéroports et Royal Air Maroc) est, selon moi, entièrement engagée.», a-t-il regretté.
Contactés, les responsables de Royal Air Maroc et de l’Office national des aéroports ont reconnu que c’est l’irresponsabilité des passagers qui est à l’origine du débordement remarqué à bord de leurs vols.