Des intellectuels marocains et algériens appellent à l’unité

Des intellectuels algériens et marocains appellent à l’unité




Face à la persistance des différends entre les pays du Maghreb, un groupe d’intellectuels algériens et marocains appellent au dialogue et à la raison. Ceux-ci sont porteurs et signataires d’une pétition.




Cet appel adressé au Maroc et à l’Algérie fait suite au regain de tensions entre le Polisario et le royaume au sujet de la question du Sahara.

Les pétitionnaires déplorent le fait que le monde arabe soit « divisé, avec des visions dissonantes qui creusent le fossé de conséquences négatives » sur la résolution des problèmes majeurs.

« Depuis près de cinquante ans, la région est affectée par le conflit du Sahara et ses répercussions, qui ont perturbé le projet de son unité et alimenté les différends entre ses deux pôles, l’Algérie et le Maroc », font-ils remarquer, avant de saluer « la sagesse (qui) a toujours prévalu afin de maintenir les liens profonds entre les deux peuples.




Ceci même au plus fort des tensions ». Les signataires de la pétition ont rappelé l’histoire et la libération de la colonisation du Maghreb, surtout le rôle joué par « les frères d’armes, les soldats marocains et les soldats algériens ».

« Les mains du colonialisme ont su séparer l’unité de destin entre les trois peuples, la Tunisie, le Royaume du Maroc et l’Algérie, au milieu des batailles de libération pour obtenir l’indépendance, et ont cherché à soulever des problèmes frontaliers qui étaient des bombes à retardement, laissent-ils entendre.

Mais les dirigeants maghrébins ont mis en échec des perturbations, lors de la conférence de Tanger en 1958.




Ceci en rejetant toute relation avec la rive nord, sans l’indépendance de l’Algérie, tel que défendu par Mehdi Ben Barka » au colloque méditerranéen de Florence; c’était en octobre 1958.

« Ces bombes à retardement ont rapidement éclaté après l’indépendance de l’Algérie autour des frontières, qui ne devaient pas être un obstacle à l’unité des peuples et à la similitude des destins », ont rappelé l’ensemble des signataires.

Toutefois, « la flamme de la sagesse n’a pas été éteinte » en dépit des conflits idéologiques, saluent-ils. Pour eux, la résolution des différends actuels doit impérativement passer par le dialogue et le sens de l’intérêt commun.