ONU: Le blocus israélien à l’origine du sous-développement à Gaza

ONU: Le blocus israélien à l’origine du sous-développement à Gaza




Un rapport des Nations Unies estime que le blocus de Gaza par Israël a coûté presque 17 milliards de dollars à l’économie de la Palestine. Israël impose un blocus sur l’enclave palestinienne depuis 2007.




Un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), a annoncé que «sur la période 2007-2018, selon une analyse économétrique des données tirées d’enquêtes auprès des ménages, le coût économique cumulé de l’occupation israélienne à Gaza imputable au bouclage prolongé, aux restrictions sévères en matière d’économie et de circulation et aux opérations militaires est estimé à 16,7 milliards de dollars (dollars constants de 2015), soit six fois la valeur du PIB de Gaza, ou 107 % du PIB palestinien, en 2018».




Le PIB par personne de la Palestine a baissé de 27% et le chômage a augmenté de 49% entre 2007 et 2018 dans un pays où le taux de chômage est l’un des plus importants dans le monde. Il est estimé à 52%. En basant ses calculs sur la valeur du dollar en 2015, la Cnuced va envoyer son rapport à l’Assemblée générale de l’ONU.
Elle a estimé que la croissance de Gaza a enregistré une croissance de moins de 5% sur la même période. «Gaza a vécu une des pires performances économiques au monde», affirme la Cnuced, qui estime qu’il «est urgent» de mettre fin au blocus.




Ceci «afin que ses habitants puissent commercer librement avec le reste des territoires palestiniens occupés et le monde». «Selon l’analyse des scénarios, si les tendances d’avant 2007 (avant le blocus) s’étaient poursuivies, le taux de pauvreté à Gaza aurait pu être de 15% en 2017 au lieu de 56%», selon le rapport.
Richard Kozul-Wright, directeur Stratégies mondialisation et développement a déclaré en conférence de presse que sans la levée du blocus, «il est très difficile d’imaginer que le sort réservé à Gaza soit autre que le dé-développement». «C’est réellement choquant au XXIème siècle que deux millions de personnes puissent être laissées dans de telles conditions», a-t-il ajouté.