(Vidéo) Paris: des manifestants marocains violemment pris à partie par des polisariens

(Vidéo) Paris: une manifestation pacifique des marocains de France violemment prise à partie par des polisariens




Des Marocains de France, venus soutenir la marocanité du Sahara, hier, samedi à Paris, et contrecarrer une manifestation pro-polisario, ont été violemment pris à partie par des pro-polisario, qui les ont obligés à se disperser sous des coups de matraques, a-t-on pu constater sur place.




Une centaine de Marocains s’étaient rassemblés vers 14 heures, place de la République, au centre de Paris, en réponse à des appels lancés sur les réseaux sociaux pour faire front à une manifestation pro-polisario prévue le même jour dans ces mêmes lieux.
Parallèlement à la manifestation de la diaspora marocaine, se tenait une autre manifestation de Sahraouis pro-polisario qui dénonçaient «la répression marocaine» et réclamaient «la tenue du référendum d’autodétermination».
Ces séparatistes étaient soutenus par des associations françaises, dont l’Association des Amis de la RASD, et des militants du Parti communiste français (PCF). On a aussi pu remarquer sur les lieux une forte présence d’Algériens, qui brandissaient le drapeau de leur pays. Au tout début, les deux camps se sont tenus à bonne distance les uns des autres, avant que des sympathisants du «polisario» ne commencent à insulter et à provoquer les Marocains.




Des policiers français en civil vont tenter de recadrer les pro-polisario, mais en vain. Des dizaines de jeunes, brandissant des drapeaux d’une inexistante «RASD», et armés de matraques, de bouteilles en verre, et certains d’entre eux habillés d’un treillis, ont violemment attaqué les Marocains, en ciblant tout particulièrement les personnes âgées et les femmes, et les ont contraint à se disperser.
Ces mêmes jeunes ont ensuite réussi à arracher de force des drapeaux marocains et des photos de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et de Sa Majesté Hassan II, qu’arboraient avec fierté des Marocaines. Ils les ont ensuite brûlés, en scandant des slogans anti-marocains.
Devant ce débordement, certains des sympathisants du « polisario » parmi les associations françaises et les militants du PCF, ébahis de voir ce chaos, ont préféré quitter la place de la République. Les Marocains ont par la suite réussi à se regrouper.




Ils ont repris leur sit-in, mais un autre groupe de jeunes pro-polisario, bien encadrés, eux aussi, sont parvenus à les encercler et à les déloger de nouveau de force. On a eu l’impression que ces jeunes, par ailleurs visiblement rôdés aux techniques des manifestations, ont eu pour seule mission de perturber cette manifestation organisée par des Marocains.
Seules quelques Marocaines, qui sont restées stoïques, ont résisté aux insultes, aux attaques et sont restées sur place, dans un défi clair face à ces comportements difficilement qualifiables. Devant cette détermination, les pro-polisario ont ensuite rameuté des femmes, vêtues d’une melhfa sahraouie, s’en sont prises aux Marocaines.
Par la suite, des dizaines de jeunes sahraouis, incontrôlables, se sont attaqués à d’autres Marocains isolés du reste de cette manifestation, dont à une jeune fille et à une femme d’un certain âge.




Ceci au seul motif qu’elles portaient des drapeaux marocains. Ils les ont attaquées et les ont rouées de coups, alors que d’aurres empêchaient des badauds de filmer cette scène ou de prendre des photos de ce déchaînement de violences. Une véritable chasse aux Marocain(e)s, en plein centre de Paris.
Restés seuls, les pro-polisario ont poursuivi leur manifestation et savouré «leur victoire», place de la République, pendant trois heures encore, jusqu’à 17 heures. A la fin de leur sit-in, six autocars les attendaient sur place, pour les convoyer chez eux. C’est dire toute la logistique qu’il a fallu réunir, pour réussir cette manifestation pro-polisario.
Quant à la police française, ses agents ont brillé par leur absence, occupés qu’ils étaient par une autre grande manifestation contre la loi sur la « sécurité globale », qui met actuellement sous tension le gouvernement dirigé par Emmanuel Macron.