Le référendum au Sahara marocain est obsolète et inapplicable (ambassadeur du Maroc à Lisbonne)

Le référendum au Sahara marocain est « obsolète et inapplicable »




Le référendum au Sahara marocain est « obsolète et inapplicable », a souligné l’ambassadeur du Maroc à Lisbonne, Othmane Bahnini.

Othmane Bahnini





Dans une interview publiée au quotidien portugais à grand tirage «Diario De Noticias », le diplomate marocain a rappelé que le Maroc «a tenté de mettre en œuvre le référendum pendant 10 ans, de 1991 à 2000 sous les auspices de l’ONU, sans succès, d’où la proposition d’autonomie présentée par le Royaume pour sortir de l’impasse et trouver une solution politique à ce différend, qui réponde aux aspirations des habitants de la région».
L’ambassadeur, qui précise que «la solution ne peut être trouvée que par la négociation et le dialogue politique», a rappelé que le Maroc souhaite la reprise du processus politique sur la base de paramètres et de critères clairs.




Ceci tels que définis par les résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, à savoir la négociation comme seul moyen de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable, le réalisme et l’esprit d’engagement comme éléments fondamentaux pour faire avancer les négociations, l’implication de toutes les parties dans le processus politique, la proéminence de l’initiative marocaine d’autonomie qualifiée par le Conseil de sécurité de crédible et sérieuse et l’organisation par l’Algérie d’un recensement des populations des camps de Tindouf.
Il a souligné que la responsabilité de l’Algérie est bien établie dans ce conflit en tant que partie.




Comme cela a été précisé dans les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. Revenant sur la proposition marocaine d’autonomie présentée le 11 avril 2007 par le Maroc, M. Bahnini a indiqué qu’à travers cette initiative, le Royaume garantit à la population de la région une gestion démocratique de ses affaires par le biais d’organes législatifs, exécutifs et judiciaires. La région aura toutes les ressources financières nécessaires à son développement.
Il s’agit d’une «initiative qui est conforme à la légalité internationale, à la Charte des Nations Unies et aux résolutions du Conseil de sécurité, ainsi qu’au droit à l’autodétermination», a ajouté l’ambassadeur.