Terrorisme: reprise du procès de l’un des cerveaux des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca

Terrorisme: reprise du procès de l’un des cerveaux des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca




Le cerveau des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca comparaît devant la Cour d’appel, après avoir été condamné à la peine capitale en première instance. L’accusé, qui résidait au Danemark, s’est fait discret pendant plus de 17 ans avant d’être arrêté et expulsé vers le Maroc.




Plus de 17 ans après les attentats terroristes perpétrés à Casablanca, le cerveau de cette tuerie sanglante comparaît devant la deuxième Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca.
Le quotidien Akhbar Al Yaoum rapporte, dans son édition du jeudi 3 décembre, que l’accusé S.M, qui résidait au Danemark, avait fait profil bas pendant toutes ces années avant d’être finalement arrêté dans ce pays.
Le terroriste a été remis aux autorités marocaines suite à un avis de recherche international et a été condamné à mort en première instance.




Il faut rappeler que l’accusé avait fait l’objet d’un avis de recherche international en 2002, soit quelques mois avant les attentats du 16 mai de Casablanca.
Les services de renseignement marocains l’avaient déjà repéré et confirmé son implication dans des affaires criminelles à caractère terroriste qui avaient constitué la rampe de lancement des attentats du 16 mai.
À l’époque, l’accusé était en liaison avec plusieurs groupes salafistes takfiristes, dont notamment la cellule dite du «prince du sang» qui avait commis plusieurs tueries, menaces et intimidations.




Le quotidien Akhbar Al Yaoum rappelle que le terroriste, âgé aujourd’hui de 60 ans, avait des contacts permanents avec les groupes radicalisés auxquels il fournissait des magazines et des livres prônant l’idéologie de la violence.
Le dénommé S.M leur offrait un soutien logistique, alors qu’il exerçait le métier de libraire dans la banlieue de la capitale danoise, Copenhague.
Après son arrestation, il a été déchu de sa nationalité danoise et remis aux autorités marocaines dans le cadre de la coopération bilatérale en matière de lutte contre le terrorisme.




Le procureur général du roi près la Cour d’appel de Rabat avait alors chargé la BNPJ d’approfondir l’enquête avec le mis en cause avant de le déférer devant le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca.
C’est ainsi que le procès, différé depuis 17 ans, du principal accusé, a démarré après que la plupart des individus impliqués dans les attentats de Casablanca ont été condamnés à la peine de mort.
Le cerveau de ces attentats a été, lui aussi, condamné à la peine capitale lors du premier jugement, après une tuerie barbare dont les cicatrices demeurent indélébiles dans les cœurs des Marocains.