Il ne sera bientôt pas possible de voyager au Maroc sans un passeport Covid-19

Il ne sera bientôt pas possible de voyager au Royaume du Maroc sans un passeport Covid-19




À quelques jours du lancement de la campagne de vaccination anti-Covid-19 au Maroc, le débat se fait au sujet de l’instauration d’un passeport immunologique, incontournable pour voyager. Si nombre de Marocains y voient une source de discrimination, au regard de la liberté ou non de se faire vacciner, le ministre de la Santé lui, est formel: «il ne sera pas possible de voyager sans un passeport Covid-19».




« Il faut faire un suivi des personnes vaccinées qui seront enregistrées sur les listes électroniques et se verront attribuer un QR code.
Car nous voulons que les Marocains soient parmi les premiers à être vaccinés, étant donné que le monde entier demandera un passeport immunologique », a expliqué Khalid Ait Taleb sur la chaîne de télévision 2M le 30 novembre dernier.
C’est pour se conformer à la décision de l’Association internationale du transport aérien (IATA) qui lance très prochainement son « passeport Covid-19 » appelé IATA Travel Pass, qui, fait part le quotidien américain The Hill, sera un document universellement accepté.




C’est une plate-forme numérique pour les passagers qui renseigne sur quatre types d’information:
• Les exigences sanitaires
• Les centres de dépistage et de vaccination
• Les certificats de vaccination envoyés directement par le laboratoire sur l’application
• Les documents de voyage au format numérisé.




Selon La Dépêche, IATA Travel Pass a pour objectif de relancer le secteur aérien qui a perdu 60% de son chiffre d’affaires à cause de la crise sanitaire. Il épargnerait la mise en quatorzaine des voyageurs.
Ainsi, Royal Air Maroc, qui fait partie des 290 compagnies aériennes sociétaires de l’ l’IATA, devrait très prochainement exiger ce document à ses passagers.
Toutefois, cette obligation remet en cause la liberté ou non de se faire vacciner et pourrait donner lieu à certaines formes de discrimination entre les vaccinés et les non-vaccinés. Et, il n’est pas exclu que, dans un effet d’entraînement, certains recruteurs, commerces ou lieux publics pourraient eux aussi, décider de l’exiger.