Le Collectif contre l’islamophobie dissout en France pourrait s’installer aux États-Unis

Dissout en France, le CCIF pourrait s’installer aux États-Unis




Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) dissout mercredi 2 décembre en France a la possibilité de s’implanter aux États-Unis pour poursuivre ses activités. Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) vient de lui offrir des bureaux à Washington.




Dans un communiqué, le CAIR annonce avoir offert «des bureaux» dans son siège social à Washington ainsi que «des ressources logistiques» au Collectif contre l’islamophobie en France dissout en conseil des ministres après que celui-ci a prononcé sa propre dissolution.
Le collectif accusé de «propagande islamiste» par le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin pourrait ainsi s’installer aux États-Unis. Le CCIF n’a pas, pour l’instant, confirmé l’information. «La dissolution du CCIF ne repose sur aucun fondement juridique et crée un dangereux précédent.




En substance, le gouvernement français pense bizarrement que critiquer sa politique islamophobe est, en soi, une incitation au terrorisme», commente Nihad Awad, directeur exécutif du CAIR. Pour lui, cibler des organisations de défense des droits humains comme le CCIF – au détriment de l’État de droit – n’est que la pointe de l’iceberg.
Il accuse le gouvernement français de vouloir criminaliser et dissoudre toute organisation qui désapprouve son plan de contrôle des musulmans. «En moins de trois mois, le gouvernement français a promulgué une série de mesures anti-musulmanes.




Celles-ci violent les droits à la liberté religieuse des Français musulmans», fait remarquer l’organisation américaine. Le Conseil des relations américano-islamiques dénonce notamment l’«action massive» qui a été récemment lancée contre 76 mosquées qui sont soupçonnées de « séparatisme ».
Pour le Conseil des relations américano-islamiques, le gouvernement de Jean Castex, qui prétend valoriser la liberté d’expression, a créé une politique de deux poids, deux mesures en distinguant les Français musulmans et en remettant en question leur légitimité en tant que citoyens français.