Le Marocain Hammou Moussik, l’une des personnalités que la France veut honorer

Le Marocain Hammou Moussik, l’une des personnalités que la France veut honorer




Le Marocain Hammou Moussik figure sur la liste de personnalités issues de la diversité que le gouvernement français propose pour rebaptiser les rues.




En parallèle au « projet de loi confortant la laïcité et les principes républicains », le gouvernement français veut renommer des rues ou ériger des monuments en l’honneur de figures de la diversité.
Emmanuel Macron a exprimé ce souhait lors d’une interview accordée à Brut. Il s’agit d’une «sorte de catalogue des 300 ou 500 noms de ces héros».
À en croire Nadia Hai, la ministre déléguée chargée de la Ville, cette liste est en train d’être étudiée. À la manœuvre, une vingtaine de chercheurs, des responsables associatifs ou de musée, des sociologues,  des artistes, dont l’historien Yvan Gastaut (qui préside ce «comité scientifique») ou bien encore la romancière Leïla Slimani.




Ce travail doit être effectif «tout début 2021», assure-t-elle. «Ça ne sert à rien de réécrire le passé concernant les demandes de déboulonnage de statues de figures du colonialisme ou de la traite d’esclaves, estime la ministre. Écrivons plutôt la page commune qui va nous rassembler.»
Le Journal du Dimanche a dévoilé un extrait des personnalités que propose le gouvernement français. Parmi elles, le Marocain Hammou Moussik. Né en 1918, il est un goumier marocain de la Seconde Guerre mondiale.
Avec ses coreligionnaires, il participe à la libération de la Corse au sein des Forces françaises libres (FFL). En 1941, il intègre le 60ᵉ Goum marocain à l’âge de 23 ans. Avant la libération de la Corse, il avait combattu en Tunisie.




C’était contre les forces allemandes et italiennes en 1942. Par la suite, il rejoint le 2ᵉ groupe de tabors marocains. Sous les ordres du colonel Boyer de Latour, Hammou débarque à Ajaccio le 23 septembre 1943.
Il participe également aux combats de l’île d’Elbe en juin 1944, au débarquement en Provence au mois d’août, à l’occupation de l’Allemagne jusqu’en novembre 1945, et puis encore à la guerre d’Indochine en juin 1950, comme moqqadem aouel (sergent-chef). Hammou Moussik a servi dix ans et dix mois dans l’armée française.
Sa participation aux combats est couronnée de succès. Il a reçu, au total, sept médailles dont La légion d’honneur, la médaille militaire, la croix de guerre 39-45 avec étoile de bronze.