L’État français a décidé de la fermeture du seul établissement secondaire musulman de Paris

Le seul établissement secondaire musulman de Paris sommé de fermer




L’État français a décidé de la fermeture du collège-lycée MHS Paris, seul établissement secondaire musulman de la ville, pour des raisons de sécurité. 110 élèves se retrouvent ainsi déscolarisés en milieu d’année et 18 travailleurs sans emploi.




Cette décision a été prise à la suite d’une inspection interministérielle en date du 17 novembre 2020, durant laquelle nos élèves se sont retrouvés entourés d’une quarantaine de contrôleurs, inspecteurs et agents ministériels dont de nombreux policiers, indique l’établissement dans un communiqué.
« Ce contrôle devait principalement permettre la vérification du respect des normes de sécurité des locaux de l’établissement au regard de la réglementation ERP (Établissement Recevant du Public) (…) », explique-t-il. « Soucieux de répondre aux obligations légales, nous avions déjà effectué de coûteux et conséquents travaux.




Ceci afin de se conformer aux normes de sécurité au sein de nos locaux. Or, les autorités compétentes mettent en évidence dans leurs observations des failles liées à la sécurité du bâtiment », s’étonnent les responsables de ce lieu de savoir.
Ils déplorent que parmi toutes les structures présentes dans ce bâtiment -dont certaines relèvent de différents ministères, recevant également des enfants, dont certains lourdement handicapés- et soumises aux mêmes réglementations, seule celle de MHS Paris se voit poursuivie et condamnée. Conséquence immédiate : 110 élèves se retrouvent déscolarisés en plein milieu de l’année.




L’équipe pédagogique composée de 18 personnes se retrouve sans emploi et la cheffe d’établissement encourt une lourde condamnation pénale a fortiori « injuste ».
« Révoltés face à cette volonté disproportionnée et manifestement arbitraire des autorités, ne tenant nullement compte du bien-être des enfants dans cette conjoncture sans précédent, nous mettons actuellement en place des actions collectives pour la défense de notre établissement », ont assuré les responsables, appelant à un « soutien responsable, solidaire et apaisé face à cette injustice. »