Un investissement américain de 2,5 milliards de dollars dans un parc éolien à Dakhla

Dakhla: un investissement américain de 2,5 milliards de dollars dans un parc éolien




Soluna Technologies envisage de construire un parc éolien de 900 MW à Dakhla sur une superficie de 11.313 Ha, pour alimenter des serveurs dédiés aux technologies blockchain. Une confirmation, si besoin est, de la confiance des investisseurs étrangers dans le développement des Provinces du Sud.




Des nouvelles du projet éolien à Dakhla de Soluna technologies et AM WIND. Annoncé en 2018, ce projet nommé Harmattan, consiste en la création d’un parc éolien de 900 MW sur plus de 10.000 hectares, avec une ferme de centres de données modulaires colocalisés. Ces centres seront dédiés à la fourniture de capacités de calculs aux réseaux mondiaux de blockchain.
Nécessitant un investissement global de 2,5 milliards de dollars, le projet a le potentiel de générer plus de 400 emplois hautement qualifiés au cours de sa durée de vie. « Le projet éolien Harmattan à Dakhla permettra au Maroc de favoriser le développement de l’industrie du Blockchain en plus de devenir un véritable hub technologique », a indiqué le PDG de Soluna Technologies LTD, John Belizaire, au cours d’un webinar.




Le patron de Soluna Technologies n’a pas manqué de souligner que le projet Harmattan est conforme aux hautes orientations du Roi Mohammed VI pour promouvoir les ressources des Provinces du Sud, notamment en matière d’énergies renouvelables d’origine éoliennes ou hydroliennes. En plus du fait qu’il s’inscrit parfaitement dans la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables, le projet revêt une forte portée technologique.
En effet, un centre d’excellence local développant une expertise est à terme prévu, portant sur la technologie blockchain, qui sera accessible à un marché mondial en pleine croissance. Selon John Belizaire, « la technologie blockchain est désormais adoptée par certaines des plus grandes institutions financières du monde, notamment JP Morgan Chase.




Mais aussi PayPal, Goldman Sachs, Square, Inc, CME, Intercontinental Exchange ». Et de promettre que « ce projet va être l’un des plus grands hubs régionaux susceptible d’attirer plus d’investissement dans la région, en collaboration avec les responsables locaux, les services publics et les ministères de l’Energie, et celui de l’Economie et des Finances ».
Le PDG de Soluna technologies a livré de nombreux détails sur l’état d’avancement du projet Harmattan. « Au cours des trois dernières années, Soluna s’est focalisé sur la phase développement et étude’, portant notamment sur l’exploitation des mesures du vent selon les standards de l’Energy Union Choices (EUC) et les relevés topographiques, en plus d’une ingénierie détaillée du projet », a-t-il indiqué.




Les études de faisabilité et d’impact environnemental ont également été menées. Ces différentes étapes ont nécessité un investissement global de 10 millions de dollars. Pour ce qui est des autorisations nécessaires pour développer le projet, Soluna annonce avoir eu le feu vert de la commission régionale d’investissement en octobre 2018, et celui du ministère de l’Énergie.
Une extension du foncier alloué au projet a également été autorisée par la commission régionale unifiée d’investissement. « Après l’achèvement des études environnementales, nous entamerons les activités de financement et de pré-construction à la mi-2021 », a révélé John Belizaire, qui affirme que ce projet constitue une opportunité pour le Maroc.




Celui de rester parmi les leaders mondiaux en ce qui concerne les énergies renouvelables. Le projet devrait être finalisé dans six ans. Le PDG de Soluna a par ailleurs insisté sur la portée sociale du projet Harmattan: « Soluna va reverser 1% de ses revenus à des projets sociaux au profit des populations locales, à travers le financement d’infrastructures autour du site, notamment des écoles, des cliniques, des centres de loisirs, etc. ».
« Les bénéfices du projet Soluna iront donc au-delà d’un cadre purement économique et financier dans la mesure où nous plaçons les investissements socialement responsables et les besoins de la population locale et du développement local au centre de notre investissement », a conclu John Belizaire.