Un Plan d’aménagement pour les espaces verts au Maroc

Un Plan d’aménagement pour les espaces verts au Royaume du Maroc




La problématique de la composante verte au sein des agglomérations sera enfin prise à bras-le-corps par le gouvernement. Un nouveau dispositif normatif a été finalisé. Il sera testé dans sept villes. Le département de tutelle a pu boucler le volet réglementaire qui sera adopté, notamment dans les villes ne disposant pas de ceinture verte.




Dans un premier temps, ce sont Rabat, Tanger, Fès, Kénitra, Tétouan, Meknès et Kalaât Sraghna qui seront dotées d’un plan d’aménagement vert.
Dans le cadre de ces plans d’aménagement, le ratio d’espace vert par habitant est de l’ordre de 10 m². À ce titre, le rôle des communes et des régions sera crucial dans la mise en œuvre des nouvelles normes.
En effet, il incombera aux collectivités territoriales de veiller à l’application des normes relatives aux espaces verts, sachant que le rôle des agences urbaines reste très limité, en dépit de leurs attributions en matière de délivrance des autorisations de construire.
Il s’agit en définitive de mettre à la disposition des différentes catégories d’habitants des espaces verts collectifs, de proximité qui seront facilement accessibles.




Dans les grandes villes, un recensement des espaces publics à même d’être aménagés et ouverts au public sera réalisé. Ceux-ci devront faire l’objet d’une réserve dans les documents d’urbanisme.
«Le plan vert est doué d’une souplesse en vue de s’adapter aux différents contextes, l’essentiel étant qu’il puisse définir une politique cohérente dans son ensemble», souligne la feuille de route de la tutelle.
Un guide de référence pour la réalisation des plans verts a aussi été finalisé et devrait permettre d’accélérer la cadence de leur élaboration courant 2021.
Il faut dire que la forte densité qui caractérise les grandes villes – mais aussi certaines de taille moyenne – complique la mise en œuvre des plans verts, avec la nécessité d’aménager des parcs urbains devant accueillir les citoyens, et donc de proposer diverses activités.




Des exigences supplémentaires seront envisagées pour les parcs des quartiers à forte densité, avec des équipements de proximité à prévoir essentiellement pour les activités récréatives.
Les normes en vigueur imposent, pour les grands parcs et jardins publics, une superficie de 750 m2 ou 10 minutes de marche. Parmi les exigences techniques imposées, l’accessibilité du transport public est érigé en nécessité.
Notons, en outre, que la généralisation des plans verts dans le tissu urbain national a été précédé de l’élaboration de plusieurs typologies afin de distinguer les différents espaces verts.
Les critères retenus sont la fréquentation par tranche d’âge, la longueur du parcours ou encore l’existence, ou non, d’un couvert végétal. Le plan vert est un guide destiné à l’ensemble des intervenants dans le domaine de l’urbanisme, ayant pour finalité d’améliorer l’image de la ville.




L’État cherche en fait à asseoir une vision stratégique globale de l’aménagement des espaces verts, avec un inventaire exhaustif du capital boisé et naturel.
Plusieurs projections des répercussions de la croissance urbaine sur les espaces verts ont été réalisées et plusieurs impératifs seront mis en place concernant le respect des exigences du développement durable, en adaptant l’arsenal réglementaire et institutionnel local pour atteindre les objectifs formulés.
Un suivi de l’aménagement des espaces verts mentionné dans les documents d’urbanisme sera aussi assuré, en prenant en considération le taux de réalisation, ainsi que les plans de substitution dans le cadre des dérogations.
Plusieurs grilles spécifiques ont été établies, avec des critères appliqués en fonction des besoins de chaque ville dotée d’un plan vert.