Warner Bros doit dédommager un marocain pour avoir utilisé sa photo dans un film avec Ben Affleck

Warner Bros condamné à dédommager un homme d’affaires marocain pour avoir utilisé sa photo dans un film avec Ben Affleck




Selon le journal The Guardian qui rapporte l’affaire, un juge en Espagne a ordonné au studio américain Warner Bros de payer la somme de 25.000 euros de dommages et intérêts à un businessman marocain.




Tout commence en 2016, à la sortie du film «The Accountant» avec comme tête d’affiche Ben Affleck, lorsque la photo d’un homme apparaît pendant une brève seconde parmi d’autres photos illustrant la famille criminelle Gambino. Seul hic, l’homme présenté comme un mafioso est en fait un homme d’affaires marocain qui n’a jamais donné son consentement aux producteurs du film pour l’utilisation de sa photo.
À la sortie du film, en découvrant sa photo grâce à son fils qui l’a reconnu, celui-ci réclame la somme de 250.000 euros aux studios hollywoodiens faisant valoir que sa réputation morale et ses affaires ont souffert d’être associé à la mafia dans ce film, rapporte The Guardian.




Escroc mais pas mafieux!
Si l’identité de l’homme n’a pas été révélée, il est avéré que celui-ci vit à Valence, ce qui explique le jugement prononcé en Espagne et ce qui l’a également poussé à réclamer… une partie des recettes du film au box-office espagnol.
Toutefois, dans son jugement, le tribunal de Valence notifie que la photo en question apparaît l’espace d’une seconde sur une durée totale de 115 minutes et concède au studio américain le fait que ladite photo a en fait été prise à partir d’un véritable mandat d’arrêt du FBI émis contre l’homme qui a porté plainte. Car faute d’être mafioso, l’homme est à l’origine d’une fraude informatique datant de 2004 qui lui a valu de faire de la prison en Espagne.




Mais malgré son casier judiciaire loin d’être blanc comme neige, la justice espagnole a tranché en sa faveur arguant que la photographie de l’homme avait été utilisée dans le film «sans aucune sorte de consentement, tacite ou explicite» et qu’elle figurait sous une étiquette indiquant: «Associés présumés de la famille Gambino».
Le juge a donc accordé au plaignant la somme de 25.000 euros de dommages et intérêts, mais a rejeté sa demande de perte de revenus au motif d’avoir été assimilé à la Mafia car celui-ci n’a pas pu prouver un quelconque changement dans sa situation financière.