Les alliés du Polisario le lâchent un à un

Les alliés du Polisario le lâchent un à un




Après avoir essuyé un échec au niveau du Parlement européen, avec la démission, mardi dernier de Joachim Schuster du principal organe de soutien aux séparatistes du Polisario au Parlement européen, l’intergroupe parlementaire « Paix pour le peuple sahraoui », voilà que l’un des plus grands partis du voisin du nord, l’Espagne, défendant le Front Polisario s’est prononcé avec une position critiquant sévèrement l’approche séparatiste pour résoudre le conflit du Sahara marocain.




Si Joachim Schuster le socio-démocrate allemand, dans un message a décidé de démissionner de ses fonctions en raison de la violation du cessez-le-feu par le Polisario en déclarant «L’objectif de ce groupe était d’encourager l’Union européenne à développer, main dans la main avec l’Union africaine, une approche plus active et constructive du conflit.
En annonçant la fin du cessez-le-feu, le mouvement Polisario a renversé la vapeur, commettant ainsi une erreur stratégique».
Aitor Esteban, porte-parole du Parti nationaliste basque (PNV) a souligné pour sa part, mercredi dans l’Hémicycle du Congrès espagnol (Chambre des représentants en présence du président du gouvernement Pedro Sanchez), que «le Polisario doit comprendre ce qui est possible et ce qui est impossible pour parvenir à une solution à la question du Sahara».




Puis expliquant la position de son parti devant les députés la position Aitor Esteban a déclaré «Le monde a beaucoup changé ces dernières années, et nous devons donc faire comprendre au Polisario ce qui est désormais possible et ce qui est impossible».
«D’un point de vue géostratégique, le Polisario a perdu (…) il faut donc chercher une solution dans la mesure du possible pour résoudre ce différend», a insisté Aitor Esteban au cours du débat sur la question.
«Personne n’ignore l’importance géostratégique croissante que le Maroc a acquise et pour l’Espagne et pour l’Union européenne (UE), notamment en raison de problèmes tels que le terrorisme et l’immigration ainsi que d’autres domaines». Le porte-parole du PNV a également souligné en ce sens, «la nécessité de maintenir de bonnes relations avec le Maroc, un pays important pour l’Espagne et l’UE».




Il semble que la décision des Etats-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, de reconnaître la pleine souveraineté marocaine sur le Sahara, ait eu un impact sur les partisans du Front Polisario à l’étranger. Les partis espagnols historiquement connus pour leur proximité avec le Front ont commencé à revoir leurs copies et positions politiques.
Celle du Parti national basque (PNV), l’une des organisations politiques les plus amènes à soutenir le Polisario en Espagne est considérée comme un changement radical.
Bien que le Front ait un représentant au Pays basque, sa thèse séparatiste ne changera plus la scène politique du voisin du nord, à la lumière du partenariat stratégique entre Rabat et Madrid. Un argument autant évident dans l’échec de Podemos au sein du gouvernement de coalition. Podemos peine à imposer son approche de soutien au Front Polisario.




Ceci malgré ses multiples tentatives, ce qui a incité le ministre espagnol des Affaires étrangères à recadrer à chaque fois, Pablo Iglesias, chef du parti de la gauche radicale espagnole des organisations politiques les plus amènes à soutenir le Polisario en Espagne, quand ils y allaient de leurs dérapages.
«Il peut y avoir des opinions différentes et des sensibilités différentes, mais notre position sur la question du Sahara n’a pas changé parce qu’il s’agit de politique étatique» avait-elle maintes fois rappelé au trublion de service dans la politique espagnole.
La chef de la diplomatie espagnole a expliqué que «la politique étrangère espagnole est élaborée et déterminée par le ministère des Affaires étrangères en coordination avec le Premier ministre», notant que la position de son pays sur la question du Sahara est «figée et ne changera pas».