Grippe aviaire: état d'alerte au Maroc

Grippe aviaire: état d’alerte au Royaume du Maroc




Le retour de la grippe aviaire dans plusieurs pays et la mort de millions de volailles a poussé les pouvoirs publics à prendre des mesures préventives pour circonscrire la propagation de ce virus. Les responsables locaux sont tenus de signaler, sur-le-champ, tout cas suspect.




Les pouvoirs publics ont pris des mesures proactives après le retour de la grippe aviaire qui a causé la mort de dizaines de millions d’oiseaux dans le monde soit par infection, soit par euthanasie.
Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du week-end, que les autorités ont relevé le niveau de contrôle en instaurant des mesures de protection renforcées. Il est ainsi recommandé aux éleveurs de volailles de traiter avec la plus grande prudence tout cas suspect afin de circonscrire la propagation de ce virus.
D’autant plus que des rapports évoquent l’apparition d’une souche très contagieuse de ce virus et l’enregistrement de nombreux foyers de contamination dans plusieurs pays.
Cette situation a poussé les autorités locales de plusieurs villes à inciter les responsables provinciaux à prendre les précautions nécessaires.




Mais aussi à signaler immédiatement chaque cas de contamination. Il faut rappeler que le Maroc avait enregistré, en 2016, le premier cas de contamination par le virus influenza aviaire qui a nécessité la prise de mesures d’urgence.
C’est ainsi que les vétérinaires, les inspecteurs des abattoirs de volailles ainsi que ceux des postes frontières et des laboratoires avaient été avisés de transmettre, le cas échéant, des rapports à l’ONSSA (Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires).
Ces responsables devaient en outre identifier les propriétaires et les gérants des fermes d’élevage de volailles ainsi que les particuliers qui élèvent des oiseaux à domicile.
Le quotidien Al Massae rapporte que les pouvoirs publics avaient, à l’époque, exigé des aviculteurs de recenser et d’examiner toutes les volailles suspectées d’être contaminées.




Mais aussi de pratiquer une autopsie sur celles qui étaient mortes. Les propriétaires de ces élevages devaient, en outre, renforcer le contrôle de tous les produits et les déchets des volailles qui pouvaient être contaminés par la grippe aviaire.
L’apparition de ce virus en 2017 qui avait provoqué une forte mortalité avait entrainé une chute vertigineuse des prix du poulet tandis que ceux des œufs avaient atteint un niveau record.
L’ONSSA avait alors révélé que la mortalité et la chute de la production des œufs sont dues à l’apparition de l’influenza aviaire H9N2 qui est un virus faiblement pathogène.
Ce virus, précise-t-elle, ne se transmet pas à l’homme tout en rappelant que la consommation de la viande de volaille et les œufs ne présente aucun danger pour le consommateur. Quelque temps après, plusieurs pays avaient annoncé l’apparition d’une nouvelle souche de l’influenza aviaire de type H5N8.