Un faux commissaire arrêté à Casablanca

Casablanca: arrestation d’un faux commissaire




Avec l’aide d’un complice, le faux commissaire de police proposait ses services aux victimes de son compère. L’arnaque des deux escrocs a cessé avec l’interpellation, samedi dernier, du faux commissaire.




Un faux commissaire de police devrait comparaître la semaine prochaine devant le tribunal pénal de Casablanca. Il est poursuivi pour usurpation de fonctions et escroquerie. En se faisant passer pour un fonctionnaire de la DGSN, il a escroqué plusieurs personnes auxquelles il a subtilisé d’importantes sommes d’argent.
Le quotidien Assabah, qui rapporte l’information dans son édition du jeudi 31 décembre, parle d’un montant provisoire de 130.000 dirhams. Le mis en cause a été arrêté par pure coïncidence. Son interpellation remonte à samedi dernier dans le quartier Errahma, dans la périphérie de la ville. Au départ, raconte le quotidien, une affaire d’arnaque.




Deux victimes ont porté plainte contre un escroc qui les a délestées d’une somme d’argent dont le quotidien ne mentionne pas le montant. C’est là qu’est intervenu le faux policier qui a proposé son intermédiation entre les deux parties. Le deal était simple: les deux victimes retirent leur plainte et récupèrent leur argent.
C’est d’ailleurs le faux fonctionnaire de police qui a pris l’initiative de contacter les deux victimes pour leur proposer ses services, tout en leur expliquant que le circuit judiciaire risquait d’être très long et que les plaignants pourraient même finir par ne rien obtenir du tout. Lui, par contre, pouvait user de son influence.




Ceci pour qu’elles puissent récupérer l’argent qui leur avait été subtilisé. Mais, pour cela, il fallait absolument qu’elles commencent par retirer leur plainte. Cette insistance a dû mettre la puce à l’oreille des deux victimes. Elles ont donc fait mine d’accepter le deal et rendez-vous a été fixé.
En réalité, les deux victimes avaient une autre idée derrière la tête. Elles se sont dit que le faux policier pourrait probablement leur indiquer la cachette de l’escroc, ou, du moins, laisser échapper un indice qui pourrait les y conduire. Comme ça, elles pourraient lui mettre la main dessus. Mais pas question de retirer leur plainte.




Donc, à l’heure du rendez-vous, poursuit Assabah, les deux parties ont été déçues de voir le faux policier arriver seul et refuser de leur indiquer la cachette de son complice car il s’est avéré, plus tard, que l’escroc et le faux commissaire étaient de mèche depuis le début.
Les deux victimes n’ayant pas renoncé à leur poursuite judiciaire, une dispute a éclaté entre les elles et le faux policier, juste au moment où une patrouille de police passait dans les parages. Les policiers, des vrais cette fois, ont entendu les deux victimes s’adresser à la troisième personne en la qualifiant de «commissaire» et ont décidé d’intervenir. Après vérification de leur identité, ils ont embarqué les trois individus au poste.