L’ancien patron du Mossad parle du Roi Mohammed VI

L’ancien patron du Mossad parle du Roi Mohammed VI




L’ancien patron du Mossad jauge la cote du Roi Mohammed VI, parmi les dirigeants mondiaux. Ram Ben Barak, en fait part dans un article d’opinion publié cette semaine, suite à la signature récente de l’accord de reprise des relations entre Israël et le Maroc.




Sous l’intitulé «Le roi Mohammed VI du Royaume du Maroc ouvre la voie à la paix», Ben Barak, actuellement membre de la Knesset, affirme que «L’État d’Israël a toujours considéré le Maroc comme une nation arabe modérée qui a une immense influence dans le monde arabe, et l’estime du Roi Mohammed VI parmi les dirigeants mondiaux, ainsi que son statut spécial au sein de la Ligue arabe, constituent un énorme avantage politique et stratégique […]».

Il souligne que cet accord de reprise des relations aura une multitude d’implications géostratégique; c’est le fruit d’un travail en cours depuis de nombreuses années.




Il rappelle la visite de l’ancien Premier ministre et ministre de la Défense, feu Yitzhak Rabin au Maroc, une visite couronnée par l’ouverture de bureaux de liaison à Tel Aviv et Rabat. Ceux-ci ont été fermés suite à la deuxième Intifada et le conflit israélo-palestinien, «mais les deux pays ont continué à entretenir des relations non officielles pendant les années intermédiaires».

«Le leadership unique du Roi Mohammed VI mènera à une relation inébranlable avec Israël et à la possibilité de rétablir les relations diplomatiques dans un proche avenir», voit-il venir, saluant le Roi qui a des rapports bienveillants avec la communauté juive du pays.




Mais aussi avec les plus d’un million d’Israéliens de souche marocaine, qui brûlent d’envie de retrouver les maisons qu’ils ont laissées derrière eux. Selon Ben Barak, le rappel en mai 2018 de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Iran et l’expulsion de l’ambassadeur d’Iran à Rabat constituent l’expression patente du sérieux du Souverain dans la lutte contre le terrorisme mondial.

Le Maroc, promoteur de la paix dans la région, est déterminé à mettre fin au conflit israélo-palestinien dans le cadre d’une solution à deux États, «une option» qui serait selon lui, inexcusable de ne pas mettre en œuvre, conclut-il.