6 ans de prison ferme pour Mohamed Addal, ex-député et ancien maire de Mrirt

Justice: six ans de prison ferme pour Mohamed Addal, ex-député et ancien maire de Mrirt




La Chambre criminelle chargée des crimes financiers a condamné l’ex-parlementaire et ancien maire de Mrirt à 6 ans de prison ferme et à la restitution des deniers publics.

Mohamed Adal





Voici un dossier de mauvaise gestion communale qui trouve son dénouement en justice. Celui, en l’occurrence, de l’ancien maire de Mrirt et de ses conseillers qui ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de 1 an et demi à 6 ans, assorties de sanctions pécuniaires.

Al Ahdath Al Maghribia, qui revient sur cette affaire dans son édition du lundi 11 janvier, détaille le jugement prononcé, jeudi dernier, par la Chambre criminelle chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Casablanca. Ainsi, le président de la commune de Mrirt, Mohammed Addal, a été condamné à 6 ans d’emprisonnement ferme et une amende de 60.000 dirhams, ainsi qu’à la restitution des montants détournés. Un de ses conseillers a été condamné à 3 ans de prison ferme et une amende de 30.000 dirhams.




Le chef du service d’urbanisme a écopé, quant à lui, de deux ans de prison ferme et d’une amende de 20.000 dirhams. D’autres élus et fonctionnaires de la commune ont été condamnés à un an et demi de prison et une amende de 15.000 dirhams chacun. Al Ahdat Al Maghribia précise que Mohammed Addal, les élus et les fonctionnaires ont été poursuivis par le juge d’instruction pour différents chefs d’inculpation relatifs à des dysfonctionnements financiers et administratifs relevés par l’inspection générale du ministère de l’Intérieur et la Cour des comptes dans leurs rapports.

Le volet relatif aux dysfonctionnements financiers a été renvoyé devant la justice spécialisée dans les crimes financiers, tandis que le volet relatif aux dysfonctionnements administratifs a été traité par le tribunal administratif de Meknès.




Ceci suite au dépôt d’une plainte par le gouverneur de la province de Khénifra, demandant la destitution de Addal de son poste de maire et de parlementaire, ainsi que la destitution de trois élus communaux de leurs fonctions. Le journal ajoute que le jugement est tombé après une série d’audience où le principal accusé, Mohammed Addal, comparaissait en état de détention préventive.

L’ex-parlementaire appartenant au parti de l’Union Constitutionnelle et membre du bureau exécutif de la fédération de Football, s’est abstenu pendant longtemps de répondre aux convocations de la police judiciaire pour les besoins de l’enquête préliminaire ordonnée par le parquet. Il a finalement été interpellé par la BNPJ dans une station-service, à Khénifra.