L’acquisition des avions américains F-35 par le Maroc se précise

L’acquisition des avions américains F-35 par le Maroc se précise




Le Maroc se bat pour être le pays d’Afrique le mieux équipé militairement. Soutenu par Washington, le royaume se prépare à acquérir une kyrielle d’équipements militaires




C’est un fait, le Maroc est en train de prendre militairement les devants sur l’Algérie, avec la modernisation de sa flotte de F-16 et la concrétisation actuelle, d’un contrat d’achat de 25 F-16 au standard « Viper » Block 70/72 supplémentaires, soit un contrat estimé à 3,78 milliards de dollars et de 36 hélicoptères Boeing AH-64 E BlockIII « Apache », d’un système sol-air MIM-104 Patriot.
Sans compter que le Maroc fait partie des 22 pays qui vont acquérir des missiles air-air avancés de moyenne portée Raytheon AIM-120 AMRAAM dans le cadre d’un contrat d’une valeur de 768 millions de dollars devant être achevé en février 2023, comme l’a confirmé le ministère américain de la Défense. Pour ce faire, le Maroc a le soutien inconditionnel de Washington.




L’objectif ultime du gouvernement américain est de renforcer la coopération en matière de défense et de préparer le Royaume à devenir le pays d’Afrique le mieux équipé militairement, sachant en cela que l’administration américaine est déjà le plus grand fournisseur d’armes du Maroc. Avec ça et à la clé, Washington ouvre la porte à l’exportation du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » au Maroc.
Une offre réitérée après les derniers évènements survenus dans la région et qui est toujours sur la table des négociations. Pour autant la vente éventuelle reste sous conditions de la nouvelle loi « Secure F-35 Exports Act de 2020 ». Malgré les obstacles politiques ou géostratégiques bien des pays aspirent à acquérir les avions américains «F-35» en raison de ses énormes capacités de combat et de son développement technologique.




Le Royaume de ses accords de coopération et d’ententes militaires avec les Etats-Unis tente en accord avec son allié de toujours, de trouver formule idoine pour bénéficier de ces avions de combat d’une technologie sensible caractérisant le chasseur le plus puissant et le plus cher de l’histoire à ce jour. Si l’on se fie à certaines sources proches du dossier il semble que Rabat s’oriente vers son acquisition dans le cadre d’un accord bilatéral qui parie sur le renforcement de la défense aérienne nationale.
Un groupe de rapports militaires internationaux indiquent que le chasseur d’attaque F- 35 contient un ensemble de dispositifs technologiques qui en font le plus puissant de tous les avions de combat supersoniques à travers l’histoire, avec une vitesse maximale atteignant 1950 k/h, ce qui lui permet d’éviter la détection par les radars militaires.




Selon les publications médiatiques du ministère américain de la Défense, l’accord bilatéral entre Rabat et Washington vise à renforcer le rôle de pionnier du Maroc dans la lutte contre les phénomènes terroristes sur le « continent africain », en l’intégrant dans l’équation militaire internationale et en développant le partenariat de sécurité étroit entre les deux pays. La paix coûtant moins cher que la guerre, si un pays se sent menacé, il aura tendance à chercher de l’appui dissuasif extérieur, et les États-Unis sont tout de même une valeur très sûre de ce point de vue.
Aussi, pour le Royaume, le F35 et le F16 sont certainement des solutions économiques. Le Dr Abdelhamid Benkhattab, professeur des science politiques à l’Université Mohammed V , a déclaré que « Le Royaume et les Etats-Unis entretiennent des relations anciennes et historiques.




La coopération militaire entre les deux nations n’est pas née aujourd’hui, mais est plutôt le prolongement de plusieurs décennies de coordination conjointe, de sorte qu’il existe une vision stratégique américaine envers le Maroc pour qu’il devienne une puissance militaire en Afrique du Nord. Afin de relever les défis de la sécurité nationale ».
L’universitaire a estimé, que « l’alliance stratégique entre Washington et Rabat est parmi les objectifs de renforcement de la coopération militaire, l’approvisionnement militaire américain au profit de l’armée marocaine et en l’aidant à développer ses capacités techniques et de combat n’en est que l’un des nombreux dérivées », soulignant qu’« il y a un saut qualitatif par rapport à la nature de cette aide militaire ». Le chercheur a souligné que « Les Etats-Unis travailleront dans les années à venir.




Ceci pour renforcer et développer les échanges militaires avec le Maroc. Mais également pour lui fournir les dernières technologies dont aucun pays ne peut bénéficier, en particulier au niveau arabe, à l’exception de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis », reconnaissant que « cette orientation stratégique sera encore renforcée, sous condition de l’approbation du Congrès américain, qui en principe n’a pas d’objection, car le Maroc est un allié stratégique et historique des Etats-Unis ».
En ce qui concerne l’acquisition de l’avion de combat F-35, le Dr Benkhattab a reconnu que « c’est toujours en cours de négociations, mais les accords récents tendent à voir ce projet concrétisé ce qui est de bonne augure, d’autant plus que le problème est lié à des appareils à réaction avancés et sophistiqués qui se distinguent par leurs énormes capacités de combat ».