(Vidéo) France: Pour Éric Zemmour la charte sur l’islam ne sera pas respectée par les musulmans

(Vidéo) France: voici pourquoi la charte sur l’islam ne peut pas être imposée aux musulmans, selon Éric Zemmour




Au lendemain de l’entrevue entre Emmanuel Macron et les responsables du CFCM, qui s’est tenue le 18 janvier, l’éditorialiste Éric Zemmour explique pourquoi, selon lui, la charte sur l’islam ne changera rien.




Après quelques semaines de réflexion et de longues délibérations, les responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM), lequel est constitué de neuf fédérations, ont approuvé dans leur majorité une charte des principes de l’islam de France, répondant ainsi à l’appel du président de la République française de contrer le séparatisme islamiste.
Prochaine étape, la nomination et la mise en place d’un Conseil des Imams de France. Si beaucoup voient dans cette charte une avancée de taille, le polémiste Éric Zemmour qui officie sur la chaîne Cnews en tant qu’éditorialiste ne voit pas les choses de la même manière.




Bien que concédant les «avancées incontestables» permises par cette charte composée de dix articles, comme le fait que pour la première fois, note-t-il, «le CFCM reconnait que l’apostasie n’est pas un crime», «interdit aux imams de dire qu’il faut condamner à mort», ou encore «dit qu’il y a une égalité entre les hommes mais aussi entre les hommes et les femmes», cela ne sera pas suffisant à être appliqué.
Éric Zemmour explique son point de vue en brandissant la loi de 1905, date qui met fin au concordat napoléonien, mais aussi et surtout à l’antique union entre l’Église catholique de France et le pouvoir politique. C’est précisément cette loi de séparation qui instaure la laïcité. Une bonne raison selon lui, de ne pouvoir en aucun cas «imposer cette charte aux musulmans».




De son avis, la France s’oriente ainsi «vers le pire des systèmes», en oscillant d’une part entre «la charte qui ne sera pas respectée», et d’autre part, «la laïcité, mais sans assimilation». Pour l’éditorialiste, la loi de 1905 représente la liberté, quant à l’assimilation, «ce n’est pas le voile» poursuit-il, surfant sur la polémique soulevée le 17 janvier lorsque les amendements au projet de loi contre le séparatisme visant l’interdiction du port du voile pour les fillettes ont été jugés irrecevables par la commission spéciale.
«Le gouvernement Castex n’ose pas assumer, imposer l’interdiction du voile pour les petites filles de quatre ou cinq ans dans l’espace public», s’est-il ainsi insurgé en y voyant «la pusillanimité de ce gouvernement».




Le parallèle entre juifs et musulmans
Éric Zemmour établit par ailleurs un parallèle entre la situation actuelle des musulmans de France et celle des juifs sous l’empire napoléonien en 1806. Celui-ci juge ainsi que «comme les musulmans disent à 70% dans les sondages qu’ils ne connaissent même pas le CFCM et que ce n’est pas au CFCM ou à l’Etat français de leur indiquer qu’elle est leur religion, on repart à zéro». Or, selon lui, «ce n’était pas le cas des juifs en 1806».
L’éditorialiste fait ici allusion à la volonté de Napoléon Bonaparte de transformer en profondeur la situation des juifs de France, en 1806. Pour ce faire, il s’engage ainsi dans une réflexion sur les droits des citoyens conférés par la Révolution française et réunit en 1807 un Sanhédrin, tribunal civil et religieux qui siégeait à Jérusalem, où siègent de nombreux rabbins.




Les juifs sont tenus de répondre à douze questions: Sont-ils polygames, acceptent-ils d’épouser des femmes chrétiennes, se considèrent-ils comme les «frères» de leurs concitoyens non-juifs, regardent-ils la France comme leur patrie, sont-ils prêts à la défendre, pratiquent-ils l’usure?… Napoléon espère par cette démarche que le «sang des juifs cessera d’avoir un caractère particulier», et qu’ils iront jusqu’au bout de cette régénération radicale qui implique l’entière assimilation.
Toutefois, bien que les rabbins aient proclamé leur respect de la loi du pays suite à ces débats, Napoléon décidera finalement de ne pas en tenir compte et appliquera en 1808 un décret taxé «d’infâme» car appliquant des mesures plaçant les juifs hors la loi commune.