(Vidéo) France: une députée dénonce la stigmatisation des musulmans

(Vidéo) France: une députée dénonce la stigmatisation des musulmans




La Députée de gauche Elsa Faucillon a vigoureusement dénoncé mardi soir face à l’Assemblée Nationale, la tentative d’Eric Ciotti, d’introduire un amendement interdisant les signes religieux pour les parents accompagnateurs de sorties scolaires.




« Vous faites souffrir des gens, parce que vous les stigmatisez, parce que vous tentez de les exclure du débat public et que vous tentez la division » a-t-elle l’ancien au député Les Républicains des Alpes-Maritimes.
Elle explique que « les débats qui ont lieu ici (à l’Assemblée Nationale) et qui à coup sûr seront présents demain dans le débat public, touchent et affectent des personnes ».
Et pour cause, Éric Ciotti, a proposé l’introduction d’un amendement visant à interdire les parents accompagnateurs de sorties scolaires, de porter des signes religieux durant cette mission. Ce qu’il faut comprendre ici c’est la volonté manifeste pour l’élu azuréen d’exclure les femmes voilées de la possibilité de participer à ces sorties. « Vous ne vous battez pas pour la laïcité.




Ce que vous faites c’est que vous stigmatisez une religion, en l’occurrence l’islam, et ne tentez pas de faire croire que vous vous battez aujourd’hui de manière inopinée pour la femme, dont d’un seul coup l’avenir et sa libération vous intéressaient » lui a lancé la députée de gauche.
Elle a poursuivi son allocution en lui indiquant venir « d’un territoire populaire, où différentes religions s’expriment et se voient dans l’espace public, où des gens qui ne croient pas côtoient celles et ceux qui croient, et dans les discussions que nous avons, ce que je vois et ce que chacun perçoit, c’est que vos mots ne viennent pas combattre un principe ».
Pour rappel, le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative du pays, avait rendu une décision le 23 décembre 2013.




Il a indiqué que les parents accompagnateurs n’étaient pas soumis au principe de neutralité et pouvaient donc porter des signes religieux.
De même, en juin 2015, le Tribunal administratif de Nice « a estimé que les parents d’élèves autorisés à accompagner une sortie scolaire à laquelle participe leur enfant doivent être regardés, comme les élèves eux-mêmes, comme des usagers du service public de l’éducation, de sorte que les restrictions à la liberté de manifester leurs opinions religieuses ne peuvent résulter que de textes particuliers ou de considérations liées à l’ordre public ou au bon fonctionnement du service ».
Si la loi est bien claire sur le sujet, certains politiques tentent inlassablement de rouvrir ce débat pour tenter de restreindre une fois de plus, les libertés individuelles des musulmans.