Marrakech: 14 prévenus en lien avec la fusillade de La Crème appelés à la barre

Marrakech : 14 prévenus en lien avec la fusillade de La Crème appelés à la barre




14 prévenus soupçonnés de lien avec la fusillade du café La Crème, survenue le 2 novembre 2017, comparaîtront devant la Cour d’appel de Marrakech. En onzième séance d’audience, mardi, les juges ont ordonnés que les concernés, poursuivis en détention préventive, soient tous présents à la prochaine session, prévue le 23 février prochain.





La séance a concerné cinq accusés, dont deux poursuivis en liberté conditionnelle. Alyaoum fait savoir qu’il s’agit d’un chauffeur marrakchi de 24 ans, condamné précédemment pour avoir «fourni intentionnellement et sciemment une assistance au transfert de membres d’une organisation criminelle», en plus de «non-dénonciation d’un crime».
La justice lui reproche d’avoir conduit le principal suspect qui a planifié la fusillade, en l’amenant quelques heures après le drame vers Tanger. L’homme en question a pu fuir rapidement à Málaga, échappant ainsi à la justice. Le second chauffeur, âgé de 34 ans, a été condamné en première instance.




Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 1 000 dirhams, pour consommation de drogue et aide aux déplacements d’un troisième prévenu. Ce dernier a écopé de 20 ans de prison, pour avoir inspecté la scène du crime avant et après les faits.
Un directeur d’agence du Crédit agricole du Maroc à Nador, qui a précédemment été condamné à deux ans de prison, a aussi été entendu, en plus d’un agent concessionnaire et un agent communal travaillant à Casablanca. Une femme de 48 ans, condamnée par contumace à deux mois de sursis en première instance pour des faits de prostitution, a été absente de l’audience.




Elle aurait accompagné l’homme en charge de suivre les mouvements du propriétaire du café La Crème, visé par l’opération. Ce dernier y a échappé de justesse, après que les exécutants l’ont confondu avec un médecin interne, qui s’est installé à une table du café.
Cité dans l’enquête, dans le temps, comme le cerveau de cette opération, le baron de drogue néerlandais d’origine marocaine, Ridouan Taghi a été arrêté à Dubaï en décembre 2019. Cependant, l’interpellation et l’extradition ne s’est pas faite à la demande du Maroc mais du Pays-Bas, pour d’autres faits liés au trafic de drogue et à des assassinats sur le territoire néerlandais, dans le cadre de règlements de compte.