Pour Rachida Dati, la «Gauche complice de pédophilie et d’inceste!»

Inceste et pédocriminalité: Rachida Dati accuse la gauche parisienne de « complicité »




Depuis quelques mois, les révélations impliquant des personnalités françaises dans des affaires d’inceste et de pédocriminalité pleuvent. Mais face à ce grand déballage salutaire pour les victimes, la gêne est palpable au sein d’une certaine élite politique.




Roman Polanski n’était visiblement que la partie émergée de l’Iceberg… Depuis que le mouvement #metoo a libéré la parole des victimes, nombreuses et nombreux sont ceux qui dénoncent aujourd’hui les viols qu’ils ont subis pendant l’enfance, sous le hashtag #metooinceste.

L’écrivain Gabriel Matzneff, l’adjoint au maire Christophe Girard, l’artiste Claude Lévêque, le politologue Olivier Duhamel, l’acteur Richard Berry… pas une semaine ne passe sans une révélation fracassante qui déboulonne de leur piédestal des personnalités publiques.

D’un côté, les présumées victimes dont les langues se délient malgré le délai de prescription porté à 30 ans après les faits, de l’autre les présumés agresseurs.




Mais aussi leurs comités de soutien à la défense parfois douteuse, principalement basée sur le fait que la pédophilie faisait partie des mœurs de mai 68. Mais au sein de la classe politique parisienne, c’est l’omerta.

Réagissant au rejet par l’exécutif parisien d’une proposition de l’élue LR Nelly Garnier, qui appelait à la création d’une commission indépendante de lutte contre les abus de pouvoir et les violences sexuelles qui seraient commis par des élus parisiens, Rachida Dati est sortie de ses gonds.

«Impunité, silence, circulez, il n’y a rien à voir, c’est une honte!», s’est insurgée Rachida Dati, maire LR du 7ème arrondissement, face aux élus de gauche du Conseil de Paris qu’elle a apostrophés violement, mardi 2 février.




Elle a fait ceci en martelant «Gauche complice de pédophilie et d’inceste!». Accusée de diffamation, sommée de présenter ses excuses, l’ancienne garde des Sceaux n’en a pas démordu. «Complices de viol, complices de pédophilie, complices d’inceste, oui je le maintiens!» a-t-elle persisté avant que la séance du Conseil de la ville ne soit interrompue.

La colère de Rachida Dati fait écho à celle de Nelly Garnier qui réagissait au rejet de sa proposition en disant avoir «honte» pour la «gauche mondaine qui a tout couvert».

Et de déclarer, désabusée, «pour cette gauche, ce n’est jamais du viol c’est de l’amour, ce n’est jamais de la pédophilie, c’est de l’art, c’est de la littérature, depuis des mois les débats au sein de ce conseil sont pollués par votre incapacité à agir».