Sahara: La Suède appelle à nommer rapidement un envoyé et reprendre les pourparlers

Sahara : La Suède appelle à nommer «dès que possible» un envoyé et reprendre les pourparlers




La ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Lind a estimé, mercredi soir, que la détermination de la situation du Sahara occidental «ne peut se faire qu’à travers une solution négociée, juste, durable et acceptable par les deux parties qui répond au droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination».




Interrogée par la parlementaire Lotta Johnsson Fornarve pour savoir si la Suède allait exhorter le président américain Joe Biden à annuler la reconnaissance par Donald Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara, la cheffe de la diplomatie suédoise a déclaré, dans sa réponse écrite, que «la reconnaissance des revendications marocaines, indépendamment du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, «ne contribue pas à trouver une solution durable au conflit».

Ann Lind a ajouté que le gouvernement suédois continuera à «soutenir le travail des Nations Unies pour résoudre le problème du Sahara occidental». Elle a également insisté sur l’importance de désigner «dès que possible» un envoyé personnel auprès du Secrétaire général.




Ceci afin de «reprendre le processus politique». Elle a ajouté que son gouvernement fera pression «aux Nations Unies pour que cela se produise». «J’ai abordé cette question moi-même avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres ainsi qu’avec mon collègue marocain (Nasser Bourita, ndlr) et j’ai insisté sur la nécessité de reprendre le processus politique sous les auspices des Nations unies.»

«Le gouvernement suédois restera clair dans tous les contextes, y compris les communications avec la nouvelle administration de Joe Biden, sur l’importance de travailler à la reprise du processus politique dirigé par l’ONU afin de résoudre la question du Sahara occidental conformément au droit international», a conclu la ministre suédoise des Affaires étrangères.