Comment la France a réussi à démasquer un trafiquant de drogue marocain en Espagne

Comment la France a réussi à démasquer un trafiquant de drogue marocain en Espagne




La brigade des recherches des fugitifs en coordination avec l’Office anti-stupéfiants a interpellé trois trafiquants de drogue, dont un Marocain de 30 ans à Courbevoie (Hauts-de-Seine), Villers-Saint-Paul (Oise) et en Espagne, en l’espace de deux jours. Ils étaient en cavale depuis plusieurs années.




Ces trois fugitifs ont été interpellés mercredi et jeudi, rapporte BFMTV. C’est le fruit d’un travail débuté en 2020. Il s’inscrit dans le cadre du plan anti-drogue lancé par le gouvernement en 2019.

« La France ne sera pas le terrain de jeu » des trafiquants, avait promis Christophe Castaner alors ministre de l’Intérieur. La brigade de recherche des fugitifs a mené des investigations pour retrouver la trace de chacun des fugitifs.

Le Marocain de 30 ans s’était installé à Gennevilliers, et importait du cannabis et de la cocaïne.

Il était en cavale depuis 2016. Le fugitif avait écopé de deux condamnations de quatre ans de prison dans deux différents dossiers : l’une concernant un dossier d’importation de résine de cannabis entre le Maroc et la région parisienne.




Et l’autre un trafic de cocaïne entre les Antilles et la métropole. Les enquêteurs ont priorisé la piste de l’entourage et du cercle professionnel du fugitif.

« Au bout de quelques années de fuite, l’attention n’est plus la même, décrypte une source policière. Et même si le fugitif prend ses précautions, il arrive que l’entourage soit moins précautionneux. »

Dans le registre de la police, le fugitif est connu sous plusieurs identités, reliées chacune d’entre elles à une voiture, un logement ou encore une ligne téléphonique.

Il faisait souvent la navette entre la France et l’Espagne mais c’est surtout sur la Costa del Sol, qu’il s’était caché. Jeudi, la police espagnole l’a interpellé dans une rue de Marbella après une série de perquisitions. Il sera extradé en France pour purger sa peine.