Quand l’Algérie demande à Joe Biden de méconnaître la marocanité du sahara

Quand des mal-élus du parlement algérien demandent à Joe Biden de méconnaître la marocanité du sahara




Depuis que les États-Unis d’Amérique ont officiellement reconnu la marocanité du Sahara, le régime algérien a perdu le peu de raison qui lui restait encore. Il vient ainsi de pousser des parlementaires locaux à écrire au président américain, pour lui demander un revirement sur cette décision.




Selon les médias officiels algériens, des «groupes parlementaires à l’Assemblée populaire nationale (APN) et au Conseil de la nation ont appelé le président américain Joe Biden à revoir la décision de l’ex-président Donald Trump», qui a signé, le 10 décembre dernier, un décret en vertu duquel les États-Unis reconnaissent officiellement la souveraineté du Maroc sur la totalité de son Sahara.

Maniant l’art de la fourberie, les parlementaires algériens écrivent, selon les termes de leur missive rapportés par l’APS, que «le droit des peuples à l’autodétermination constitue un principe consacré dans l’histoire des Etats-Unis d’Amérique»

Pour «préserver cet héritage historique positif», Joe Biden doit «revoir le décret signé par l’ex-président Donald Trump» pour que les États-Unis ne soient pas en «contradiction» avec leurs principes.




Il ne fait aucun doute que face à un exécutif décapité par l’absence prolongée du président malade, Abdelmadjid Tebboune, ce sont les généraux algériens qui sont tapis derrière cette lettre attribuée aux parlementaires.

Un courrier qui démontre, si besoin en est, le désespoir de ces gérontocrates qui gouvernent l’Algérie, et qui, sans crainte du ridicule, activent les deux chambres de leur parlement pour un sujet supposé ne pas les concerner.

Cette lettre, si elle parvient à son destinataire, sera probablement l’occasion de se poser une question: savoir enfin pourquoi les parlementaires algériens, plutôt que de défendre les intérêts de leur peuple, actuellement confronté à toutes sortes de privations au point de bloquer les routes et les voies ferrés, s’érigent en défenseurs d’un dossier dont ils se défendent d’être partie prenante. Joe Biden n’est également pas sans savoir que de nombreuses voix s’élèvent de toutes parts en Algérie.




Ceci pour exiger la dissolution de l’actuel parlement, dont la légitimité est éclaboussée par de graves affaires de corruption, récemment étalées sur la place publique et devant la justice.

En se mettant aux ordres des généraux, ces «élus de la corruption», dont certains ont acheté leur siège parlementaire à plus de 500.000 euros, se donnent en fait un sursis en acceptant de se fourvoyer dans un rôle qui n’est pas le leur, et où ils savent, que ni eux, ni leurs manipulateurs, n’ont la moindre chance d’infléchir la position américaine sur le Sahara.

Car depuis le 11 avril 2007, date de la présentation par le Maroc au secrétaire général de l’ONU de la proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine, comme solution réaliste et crédible au différend créé autour du Sahara, l’administration américaine, qui s’est toujours montrée séduite par cette initiative, n’attendait qu’une occasion propice.




Ceci pour proclamer officiellement son soutien à la marocanité du Sahara. Rappelons que cette missive algérienne intervient à la veille du discours du nouveau président américain sur la politique étrangère de son pays.

Elle intervient aussi à la veille du 34e sommet de l’Union africaine, auquel Joe Biden a envoyé un message de solidarité, vendredi dernier. Dans ces deux interventions, il n’a pas été question du dossier du Sahara, ce qui peut être interprété comme un consentement total de Joe Biden quant à la décision logique de son prédécesseur.

La seconde réponse américaine à la lettre des parlementaires est déjà venue plus tôt, du côté du Département d’Etat, dont le dernier rapport classe l’Algérie au plus haut niveau d’insécurité à cause des menaces terroristes persistantes dans ce pays. Les Américains ont déconseillé, dans la foulée, à leurs concitoyens de voyager en Algérie.




Ou de s’approcher des frontières de ce pays avec la Tunisie, la Libye, le Niger et le Mali. De même, la dangerosité de l’Algérie a été pointée du doigt à travers les risques de contaminations à la Covid-19, car les chiffres annoncés par les autorités locales sont loin d’être conformes à la réalité, toujours selon le Département d’État américain.

Les parlementaires algériens seraient fondés de se saisir de la situation explosive dans leur pays et de dossiers brûlants qui font le tour du monde. L’affaire de Walid Nekich, un jeune algérien de 25 ans, torturé et violé par les renseignements intérieurs, dépendant de l’armée algérienne, a fait le tour du monde, révélant la face hideuse du régime vert-kaki.

Cette affaire, qui suscite une indignation unanime sur les réseaux sociaux algériens, n’a pas été jugée digne de l’intérêt des élus de la Nation. Ils sont bien trop occupés à écrire au président Joe Biden.