Débat et polémiques sur la pénalisation des relations sexuelles hors mariage au Maroc

Débat et polémiques sur la pénalisation des relations sexuelles hors mariage au Royaume du Maroc




Le propriétaire d’un immeuble, dont on ne sait quelle ville, a cru bon afficher un ultimatum aux locataires célibataires.

Cette affiche, qui somme les célibataires à s’abstenir de recevoir des représentantes de la gent féminine, sous peine de représailles, suscite une nouvelle polémique sur les réseaux sociaux. Laquelle polémique fait suite au débat autour de l’article 490 du Code pénal et à la campagne électronique demandant son abolition et la non-pénalisation des relations sexuelles hors mariage.





En revanche, la députée du parti islamiste, Hayate Skihil, s’est fortement insurgée à l’encontre des associations de défense de droits de l’Homme et autres « modernistes » qui s’évertuent à vouloir abolir l’article 490 du Code pénal. « Leur seul souci, c’est de libérer ce qu’il y a au-dessous de la ceinture! », a-t-elle asséné.

Via sa page officielle Facebook, la parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD), membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense nationale, des Affaires islamiques et des MRE, a apostrophé certains défenseurs des droits humains et des modernistes, « s’ils méritent vraiment cette appellation », a souligné Hayate Skihil, qui demandent l’abolition de l’article 490.




Et de considérer qu’une telle demande laisse la porte ouverte à la débauche et constitue un appel à la « normalisation » des relations sexuelles consenties, hors de l’institution du mariage et ce, « pour des raisons inavouées » . Cela a pour conséquence, selon elle, de corrompre la société plus qu’elle ne l’est déjà.

Et ces associations de défenseurs de droits humains et de « modernistes » n’ont plus pour cheval de bataille que de « rendre licite ce qui est au dessous de la ceinture ». Occultant ainsi les vraies problématiques sociétales et économiques, qui se rapportent à l’éducation, à la santé, au chômage des jeunes, à la précarité, entre autres véritables défis à relever, a écrit la députée du parti de la Lampe.