Quand une photo montre l’amateurisme des services algériens

Quand une photo montre l’amateurisme des services algériens




Le plus néophyte des téléspectateurs de « 24h Chrono » pourrait constater de visu l’incompétence de l’armée algérienne à travers la photo qu’elle a laissée fuiter (avant d’être retirée) de la reddition d’un dangereux terroriste. Un certain auteur de dépêches de l’APS pourrait avoir un avis contraire…




Un tweet fait le buzz sur la toile ces deux derniers jours. Il montre la photo de reddition d’un djihadiste qui sévissait en Algérie depuis neuf ans. On le voit avec ses armes à portée de main, alors qu’il est totalement libre de ses gestes et mouvements.






Ce tweet original d’El Djazairia One a été, in fine, remplacé par un autre post plus convenable qui ne dévoile plus que l’arsenal saisi, sans le djihadiste dans le cadre.






Entre-temps, on est allé dénicher le célébrissime auteur des communiqués de guerre numérotés du Polisario pour commenter ce fait majeur. En exclusivité, la dépêche que l’APS aurait pu joindre à la photo originale, histoire de rester dans le même ton, la même démonstration, le même professionnalisme!

Mais celle-ci, vous ne la lirez nulle part ailleurs: « N’étaient la crédibilité, le professionnalisme et le savoir-faire des services de renseignements algériens, cette photo aurait pu faire croire à une mise en scène. Et pourtant, non.

Tout le monde sait que les vaillants éléments de l’ANP n’oseraient même pas flouter une photo sur une étagère. Alors jamais, ils ne se permettraient de traficoter un cliché montrant un djihadiste expérimenté qui a déposé les armes.




Oui la photo est authentique! Et elle montre toute la confiance et l’expertise de ces valeureux éléments du département opérationnel de Bordj Baji Mokhtar, dépendant de la 6e région militaire, qui ont pris la peine d’imprimer les armures de leur intrépide régiment sur une feuille A4.

Leurs homologues, partout ailleurs dans le monde, n’auraient jamais pu se hasarder à laisser un djihadiste avec neuf ans d’expérience de combat, traîner sans menottes, avec un arsenal de guerre à portée de main.

De peur que cet Abdou Koul Mahfoud ait simulé sa reddition dans le seul but de retourner ses armes contre les éléments présents dans cette garnison.




Les vaillants soldats de l’Armée nationale populaire, eux, ne craignent pas cette menace. Leur professionnalisme est tel qu’ils n’ont pas besoin de se conformer aux précautions élémentaires d’usage pratiquées partout ailleurs.

C’est cette expertise hors normes qui fait la réputation des services de renseignements algériens auprès des chancelleries du monde entier.

Leur fiabilité et leur efficacité sont telles que le nom des agences algériennes n’est même pas prononçable par les services réputés de la planète comme la CIA ou le FBI. Nos vaillants services n’ont pas besoin d’être nommés et encore moins félicités par de célèbres agences occidentales. Ils se font leur cinéma tous seuls. »