Marrakech: des centaines de maisons tombent en ruine

Marrakech: plus de 1.600 maisons menacent ruine




Le phénomène des habitations menaçant ruine s’aggrave à Marrakech. Aujourd’hui, leur nombre dépasse 1.600 habitats. Plusieurs voix appellent les autorités compétentes à intervenir d’urgence.




Le charme de la cité Ocre et son image sont souillés par le phénomène des habitations qui menaçent de tomber en ruine. C’est ce que laisse entendre un communiqué de l’Association marocaine des droits de l’homme qui a dressé un état des lieux que l’on peut qualifier d’alarmant.

Selon le quotidien Al Massae, qui se penche sur ce sujet dans son édition du week-end des 20 et 21 février, la section Ménara de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) à Marrakech vient de tirer la sonnette d’alarme.

Un danger qui guette les habitants et leur sécurité. Dans deux correspondances adressées le 25 septembre 2018 et le 3 novembre 2019 au conseil de la ville de Marrakech, l’Association marocaine des droits de l’homme avait soulevé les cas de Sidi Mbarek et de Douar Arib.




Et après un sit-in observé devant le siège de l’arrondissement de Ménara, le 5 février 2020, «une rencontre a eu lieu entre les membres de la société civile et le bureau du conseil de l’arrondissement, rencontre où le président de l’arrondissement avait brillé par son absence».

La réunion a été sanctionnée par «la mise en place d’une commission pour recenser, à partir du 20 février de la même année, les maisons menaçant ruine et mettre à jour les signalisations dans la zone», rappelle le quotidien.

Une année plus tard, rien n’a été concrétisé, regrette l’AMDH, qui s’interroge sur les raisons ayant poussé le conseil de l’arrondissement à abandonner ce chantier. D’autant plus que la commune est liée au ministère de l’Intérieur et au département des Habous et des affaires islamiques.




Ceci par des conventions en vertu desquelles des subventions sont débloquées pour entretenir ces habitations menaçant ruine. L’AMDH, poursuit le quotidien, s’interroge également sur la politique du laisser aller adoptée par la commune, alors que le phénomène continue de prendre de l’ampleur.

En fait, met en garde l’AMDH, le nombre de maisons menaçant ruine ne cesse de croitre. Il est passé de 1.400 à plus de 1.600, dont une centaine appartiennent au ministère des Habous et des affaires islamiques.

Après avoir dressé ce constat alarmant, ajoute Al Massae, l’AMDH a appelé les autorités compétentes à intervenir d’urgence en mettant en place des plans d’action permettant aux habitants d’entretenir leurs habitations, en levant tous les obstacles administratifs et procéduriers qui les entravent.